#semainenationaledelapreventiondusuicide

Quand le ciel et la mer s’unissent dans les cieux, ils nous rappellent l’immensité et la profondeur de l’harmonie.

Ils nous rapportent à l’essentiel, à la nécessité de se taire pour observer.

Ils nous enseignent qu’une contemplation peut devenir une méditation.

Ils nous entraînent dans le moment présent parce que cette grandiosité est une synchronicité parfaite des éléments: lumière, noirceur, angle, reflet et ouverture.

Elle n’est pas éternelle.

Comme nous.

Comme nos enfants.

Comme l’équilibre.

Soyez bons, dans l’instant présent. Offrez le meilleur de vous-même à chaque instant. Soyez cette perfection immortalisée dans la poésie de ce cliché.

L’océan a pris d’assaut le ciel.

Nous sommes des poussières dans l’univers; aussi bien virevolter dans la lumière pour s’émerveiller devant combien la magie opère pour l’enfant en nous.

Je ne sais pas si t’es au courant mais au Québec, on est des champions du suicide. Pour une fois, être un champion n’est pas une fierté.

Je t’invite à partager cet article parce que j’y donne des références et parce que je pense aborder le sujet différemment.

Pars pas comme ça. Sans un son, sans un bruit, sans une tentative ultime de crier à l’aide.

Je ne te connais pas, mais je prends quelques minutes pour t’écrire parce que je sais combien la vie te pèse en ce moment.  Ou peut-être que je te connais et qu’on en a jamais parlé.  Dans un cas comme dans l’autre, stp, j’aimerais que tu restes encore un petit peu.

Qu’est-ce qu’il y a, hein? Tu te trouves poche, ta blonde t’a laissé, t’a perdu ta job, tu bois, tu joues, t’es fou? Sais-tu au moins pourquoi tu veux faire ça? Est-ce que tu penses que tu as fait trop mal à quelqu’un pour mériter de vivre? Je ne sais pas, raconte-moi. Mettons, qu’on regarde le scénario catastrophe (tu es déjà prêt à mourir). Qu’est-ce que ça va te coûter d’en parler à quelqu’un? Tu penses que tu vas avoir trop honte, que la personne va tellement être enragée qu’elle va vouloir… te tuer? ou pire… elle ne saura pas quoi faire. Et là, tu vas avoir éteint la dernière lumière sur le chemin. Attends encore un peu.

Tu l’as probablement refoulé, tu préfères peut-être l’ignorer en ce moment parce que ta vie te mène ça dure mais; TU COMPTES POUR QUELQU’UN QUELQUE PART. Je te le dis avec conviction. Y’a quelqu’un, quelque part, qui voudrait bien avoir de tes nouvelles, qui voudrait que vous vous expliquiez, qui voudrait régler votre chicane ou qui se soucie beaucoup de ce que tu deviens.
Si tu penses que je me trompe, ose me dire ouvertement que tu ne comptes plus pour personne, plus assez pour rester.  Ose me crier dessus que je ne comprends jamais rien, que je suis aveugle, que je suis une une petite crisse d’égoïste qui parle juste d’elle ou ose pleurer en me disant que plus rien ne va.  Alerte-moi, svp.
Je ne peux pas deviner que tu t’en vas là.  Je m’en voudrai longtemps de ne pas avoir vraiment posé la question : « Comment vas-tu? » et d’avoir réellement attendu que tu me répondes. Peut-être aussi je t’en voudrai à mort de ne pas m’avoir fait assez confiance pour m’en parler. Pis tu sais quoi? Je vais devoir vivre avec ça parce que tu ne seras plus là pour que je puisse te bouder ou te raccrocher au nez parce que je suis en maudit.
Tu es responsable de ta vie (ben oui!), mais pas nécessairement de tout ce qui te tombe dessus.  Je sais que tu penses avoir tout essayé mais, tsé, comme le dit le dicton « Deux têtes valent mieux qu’une ». C’est vrai en titi.  Si tu ne me dis pas que ça ne va pas, que ça revient tout le temps, que tu as des pensées noires, que tu as commencé de penser à ce qui pourrait ne pas trop te faire peur pour t’en aller loin d’ici, que tu as une date d’exécution… que tu as une « date » avec la mort; peut-être que j’ai rien remarqué pis que j’ai arrêté mon diagnostique à MAUVAISE PASSE. Peut-être aussi que ça ne paraît pas pentoute.

Quand on est pris dans cette spirale-là, c’est important de savoir qu’on ne voit plus clair et que notre corps ne travaille plus pour nous autres. Il y a toute une question d’échanges d’hormones au cerveau qui ne se font plus comme il faut. C’est pour ça qu’il faut que t’en parles à quelqu’un qui a les idées claires. On s’en fout presque d’à qui tu parles. En autant qu’il est assez réveillé pour t’amener voir ton doc, un psy ou un travailleur communautaire qui va savoir comment t’aider.

Fais un drame, parce que c’est est un! Il faut qu’on comprenne que t’as atteint ta limite, que tu capotes, que tu ne sais plus quoi faire. Le fait que tu veuilles t’enlever la vie, c’est triste à mort pis ça ne devrait pas arriver.
Disons que cela représente comment tu peux te sentir en ce moment.

Imagine maintenant que nous soyons 2, 4, 10 ou 1000 personnes à tirer sur cette corde.  Vois-tu où je veux en venir?  Ça allège, hein? Parler va avoir le même effet.  Tout dépend de combien ta roche est grosse à retenir pis à trainer, il va falloir que tu en parles 2, 4, 10 ou mille fois.  Il va falloir que tu t’accroches parce que tu si tu lâches la corde pis que tu t’en vas, ton départ va écrabouiller ceux pour qui tu comptes. Tu ne le sauras jamais, mais ils vont être en mille miettes, ils ne comprendront pas.

Le temps d’en parler

Cette semaine c’est la journée de la prévention du suicide, j’ai pensé que c’était un bon moment pour t’en parler.  Tsé quoi, par exemple, n’importe quelle semaine de l’année va faire l’affaire. 

Pour ceux qui restent

On va aussi pouvoir t’aider si tu es quelqu’un qui survit au suicide d’un être cher. Pour ceux qui ne se sentent pas concernés, il faut simplement que vous sachiez que le suicide n’est pas un taboo et qu’il est 2,4,10 ou mille fois mieux de poser des questions directes sur les intentions de quelqu’un que de le laisser repartir sans avoir abordé le sujet.
Prévention suicide #ensemblecontrelesuicide #suicideawareness #suicideprevention

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de quelque chose de particulier. La «compartimentalité» Je ne sais pas si le mot existe pour de vrai, mais bien honnêtement, je m’en fous un peu parce que je trouve que ça reflète exactement ce que je veux dire et que je ne suis pas dans une joute compétitive de Scrabble.

Compartimentalité Définition Deequipédia

  • Compartiment: petite place délimitée par son contour qui sert à mettre des choses dedans.
  • Mental: petite place délimité par son contour qui nous empêche d’aller au-delà de ce que l’on perçoit.
  • Ment: ce que l’on se raconte à soi-même pour se faire croire que nous sommes dans notre droit, que c’est comme cela que les choses/événements/personnes doivent être pris en compte.
Commence-tu à voir où je m'en vais avec ça?

Des croyances qui ont la vie dure

Une fois de temps à autres je sors de mon ordinaire pour avoir un accès de conscience. Jamais planifié, plus souvent qu’autrement ça me tombe dessus comme une tonne de briques.

Jadis, la guerre.

Mes parents sont des gens forts. Des gens qui ont appris à survivre, qui tiennent le cap «no matter what», qui ne coulent pas de larmes devant leurs enfants (ou si rarement que ça en fait des événements).

Pour ma part, je suis plutôt hypersensible et à fleur de peau. Ça « clash » un peu, comme dirait l’other.

Ce clivage entre ma croyance de ce que c’est d’être fort et MOI, m’a amenée à compartimenter ma vie pour la rendre plus douce et plus supportable. Les arrêtes entre mes compartiments étaient si affûtées qu’elles coupaient tout net ce qui tentait de s’y glisser au dehors.

J’ai eu beaucoup de plaisirs sans culpabilité de cette façon. Je ne faisais pas dans la dentelle, je jetais par-dessus bord sans remords, je refoulais les sentiments forts pour éviter les meurtrissures, je défiais, je testais les limites… sans reconnaître les miennes que je voyais comme des chaînes. Je chérissais ce sentiment de toute puissance de celle qui ne se laisse pas ébranler facilement. De celle qui est capable de remettre quelqu’un à sa place parce qu’il le mérite, de la justicière, de l’amie forte, etc.

Jusqu’à ce jour où j’ai réalisé que tout ce temps, je ne laissais pas vraiment l’amour entrer. Tout ce temps, je ne croyais pas que l’on puisse réellement m’aimer. Voilà ce que je fuyais à tout prix. Ça a pris plusieurs échecs amoureux, plusieurs départs et plusieurs décès pour réaliser tout ce que je m’étais fait manquer. Probablement mon plus grand regret à ce jour.

Tout ce que je me suis fait endurer pour me convaincre que j’étais inatteignable.

Finalement j’ai compris que le prodige ne se trouve pas dans tenir l’autre à distance, il tient à le laisser entrer; il tient à accepter le sentiment qui monte, à lui donner son importance, à reconnaître ce qu’il bouge en nous et le laisser libre. Ne pas s’y accrocher. Pourquoi continuer de détester quelqu’un qui nous a fait du mal et qui a disparu de notre vie? Pourquoi se retenir de dire à quelqu’un qu’il nous fait sentir bien?

Porter le poids

Certainement, je ne suis pas unique. Si tu lis encore, peut-être que tu t’es perdu dans une recherche sur le gros G en tapant « diète » mais peut-être aussi que tu reconnais une part de vérité dans ce qui a été écrit plus haut. Peut-être as-tu vu ton reflet dans ce texte. Qui sait? Alors, raconte-moi si toi aussi tu portes le poids de ce que tu dis.

Pas clair? Ok, je m’explique. Souvent, je retiens quelque chose que je voudrais adresser à quelqu’un parce que je me demande comment ça sera compris ou comment cela affectera ma relation avec cette personne. En ce sens, je porte le poids de ce qui ne m’appartient pas. Je prends sur mon dos toute la responsabilité de ce que je communique. Hors, il se trouve que j’ai tort. Je suis responsable de ce que je dis mais à partir de la réception du message, pourquoi m’en faire?

Ma conscience , qui fait régulièrement des spots check et qui m’envoie des coucous énervants que je tente d’ignorer, me disait l’autre jour:

Tsé Steph, tu t’en fais trop et tu ne fais pas assez confiance. T’as l’impression que la personne en face de toi ne sera pas capable de prendre ton message pour ce qu’il est. C’est une maudine de belle façon que tu as de te défiler. Prends donc ton courage à deux mains, dis ce que tu as à dire. Avec le vocabulaire que tu as, tu devrais trouver un moyen de présenter ça honnêtement. Si l’autre garde le silence, déforme, ne te demande pas d’explication, ben ça lui appartient câlisse! Arrête de te sentir mal, de sentir que tu fais de la peine, de retenir… Bon Dieu! Tu sais quoi, ce que tu ne dis pas te paraît dans la face anyway ou s’entend vraiment pour presque n’importe quel sourd. Tout ceux qui te connaissent savent qu’il va pleuvoir quand tu gardes le silence, que tu arrêtes de niaiser ou de chanter. Permets-toi d’être qui tu es. Pas du cheap. Pas du toque. Si tu te fais rejeter, le match était nul en partant.

De retour chez Moi

Je ne peux pas argumenter avec ma conscience. C’est ma vérité. Peut-être pas la tienne mais la mienne. Je rentre à la maison. Je retourne en moi pour sonder ce qui s’y passe. Avec le COVID, on ne peut plus aller et venir comme on veut. Raison de plus pour ne plus fuir et faire des efforts pour aller mieux dans ma tête, mon coeur, ma vie, ma famille et ma demeure.

Je me suis longtemps intéressé aux autres pour ce qu’ils pouvaient m’apporter, souvent un divertissement de ma propre vie. Dans les dernieres années, j’en ai tiré beaucoup de sentiments d’échec, de manque et d’insatisfaction. J’ai envie de connaître ceux qui m’entoure parce que je les aime, parce que je veux les laisser entrer dans ma vie. Petit changement au programme, j’ai envie qu’ils me connaissent aussi, pas seulement un pâle reflet.

Je veux dépasser certaines situations que j’ai laissé devenir des poids, auxquelles j’ai permis de mettre un frein dans mon évolution. Je veux les laisser partir sans les regarder s’éloigner puisqu’elles deviendront sans importance. Je ne baisserai plus les yeux pour mettre quelqu’un à l’aise mais je vais les remplir de compassion et d’empathie. Je vais prendre du temps pour moi pour être au meilleur de moi-même pour guérir et être forte de mes expériences et en faire bénéficier ceux que j’aime.

Je veux le retour du printemps après cette saison morte qui dure depuis trop longtemps. Je veux prendre les enseignements offerts par ma vie, en assumant ma juste part et en me permettant d’être Moi. Je peux pleurer en public, rire très fort, prendre la défense d’un enfant innocent parler la bouche pleine, boire un peu trop, inviter trop de monde à la maison, aller me coucher pendant qu’ils y sont encore, laisser mes enfants se salir, jouer et parler fort, être en colère.

J’évite maintenant de médire, de me plaindre, d’accabler, de fuir, de procrastiner.

Je me donne le droit d’échouer. Je dose le repos et le travail sans me soucier de ce qu’il faudrait que je fasse pour être correcte. Je suis correcte quand je me sens bien avec ce que j’accomplis. Je pratique le lâcher-prise, en particulier de la culpabilité.

Décompartimentalité en cours

Le plus important pour l’instant est de sortir tout ce qui se trouve encore dans ces cases que j’ai astiquées pendant des années. Tout mettre pêle-mêle sur la table. Tout repasser et mettre au panier ce qui est obsolète, ce qui manque des pièces, ce qui me fait me sentir seule. Ah, je sais… «Ça va daitre lette!»

Garder, remettre en ordre et exposer des conseils, des parcelles d’amour, des souvenirs qui me font sentir belle et riche, des vérités instructives.

Je me permets de garder un compartiment: le coffre à gants. Sur la route, il arrive que je ne sache pas tout de suite quoi faire de ce que je viens d’accueillir à bord et que j’aie besoin d’un peu de temps pour trouver et éviter de me mentir.

Juste le temps…

Cette semaine, j’ai revampé un article que j’avais publié pour cette même semaine en 2018. Je ne sais pas si t’es au courant mais au Québec, on est des champions du suicide. Pour une fois, être un champion n’est pas une fierté.

J’ai manqué le bateau pour la semaine nationale de la prévention du suicide (2 au 8 fév. 2020), mais c’est trop important pour que je garde l’article pour l’an prochain. Mettons que ça devient le mois de la prévention, ok? Alors, je t’invite à partager cet article parce que j’y donne des références et parce que je pense aborder le sujet différemment. En effet, je voulais que ça résonne pour les moins de 25 ans. Il y a un beau bouton qui te permet de faire cela, tout en bas du texte.

Pars pas comme ça. Sans un son, sans un bruit, sans une tentative ultime de crier à l’aide.

Je ne te connais pas, mais je prends quelques minutes pour t’écrire parce que je sais combien la vie te pèse en ce moment.  Ou peut-être que je te connais et qu’on en a jamais parlé.  Dans un cas comme dans l’autre, stp, j’aimerais que tu restes encore un petit peu.

Qu’est-ce qu’il y a, hein? Tu te trouves poche, ta blonde t’a laissé, t’a perdu ta job, tu bois, tu joues, t’es fou? Sais-tu au moins pourquoi tu veux faire ça? Est-ce que tu penses que tu as fait trop mal à quelqu’un pour mériter de vivre? Je ne sais pas, raconte-moi. Mettons, qu’on regarde le scénario catastrophe (tu es déjà prêt à mourir). Qu’est-ce que ça va te coûter d’en parler à quelqu’un? Tu penses que tu vas avoir trop honte, que la personne va tellement être enragée qu’elle va vouloir… te tuer? ou pire… elle ne saura pas quoi faire. Et là, tu vas avoir éteint la dernière lumière sur le chemin. Attends encore un peu.

Tu l’as probablement refoulé, tu préfères peut-être l’ignorer en ce moment parce que ta vie te mène ça dure mais; TU COMPTES POUR QUELQU’UN QUELQUE PART. Je te le dis avec conviction. Y’a quelqu’un, quelque part, qui voudrait bien avoir de tes nouvelles, qui voudrait que vous vous expliquiez, qui voudrait régler votre chicane ou qui se soucie beaucoup de ce que tu deviens.
Si tu penses que je me trompe, ose me dire ouvertement que tu ne comptes plus pour personne, plus assez pour rester.  Ose me crier dessus que je ne comprends jamais rien, que je suis aveugle, que je suis une une petite crisse d’égoïste qui parle juste d’elle ou ose pleurer en me disant que plus rien ne va.  Alerte-moi, svp.
Je ne peux absolument pas deviner que tu t’en vas là.  Je m’en voudrai longtemps de ne pas avoir vraiment posé la question : « Comment vas-tu? » et d’avoir réellement attendu que tu me répondes. Peut-être aussi je t’en voudrai à mort de ne pas m’avoir fait assez confiance pour m’en parler. Pis tu sais quoi? Je vais devoir vivre avec ça parce que tu ne seras plus là pour que je puisse te bouder ou te raccrocher au nez parce que je suis en maudit.
Tu es responsable de ta vie (ben oui!), mais pas nécessairement de tout ce qui te tombe dessus.  Je sais que tu penses avoir tout essayé mais, tsé, comme le dit le dicton « Deux têtes valent mieux qu’une ». C’est vrai en titi.  Si tu ne me dis pas que ça ne va pas, que ça revient tout le temps, que tu as des pensées noires, que tu as commencé de penser à ce qui pourrait ne pas trop te faire peur pour t’en aller loin d’ici, que tu as une date d’exécution… que tu as une « date » avec la mort; peut-être que j’ai rien remarqué pis que j’ai arrêté mon diagnostique à MAUVAISE PASSE. Peut-être aussi que ça ne paraît pas pentoute.

Quand on est pris dans cette spirale-là, c’est important de savoir qu’on ne voit plus clair et que notre corps ne travaille plus pour nous autres. Il y a toute une question d’échanges d’hormones au cerveau qui ne se font plus comme il faut. C’est pour ça qu’il faut que t’en parles à quelqu’un qui a les idées claires. On s’en fout presque d’à qui tu parles. En autant qu’il est assez réveillé pour t’amener voir ton doc, un psy ou un travailleur communautaire qui va savoir comment t’aider.

Fais un drame, parce que c’est est un! Il faut qu’on comprenne que t’as atteint ta limite, que tu capotes, que tu ne sais plus quoi faire. Le fait que tu veuilles t’enlever la vie, c’est triste à mort pis ça ne devrait pas arriver.
Disons que cela représente comment tu peux te sentir en ce moment.

Imagine maintenant que nous soyons 2, 4, 10 ou 1000 personnes à tirer sur cette corde.  Vois-tu où je veux en venir?  Ça allège, hein? Parler va avoir le même effet.  Tout dépend de combien ta roche est grosse à retenir pis à trainer, il va falloir que tu en parles 2, 4, 10 ou mille fois.  Il va falloir que tu t’accroches parce que tu si tu lâches la corde pis que tu t’en vas, ton départ va écrabouiller ceux pour qui tu comptes. Tu ne le sauras jamais, mais ils vont être en mille miettes, ils ne comprendront pas.

Le temps d’en parler

Cette semaine c’est la semaine de la prévention du suicide, j’ai pensé que c’était un bon moment pour t’en parler.  Tsé quoi, par exemple, n’importe quelle semaine de l’année va faire l’affaire. 

Pour ceux qui restent

On va aussi pouvoir t’aider si tu es quelqu’un qui survit au suicide d’un être cher. Pour ceux qui ne se sentent pas concernés, il faut simplement que vous sachiez que le suicide n’est pas un taboo et qu’il est 2,4,10 ou mille fois mieux de poser des questions directes sur les intentions de quelqu’un que de le laisser repartir sans avoir abordé le sujet.
Prévention suicide #ensemblecontrelesuicide #suicideawareness #suicideprevention