LOVE

Quand le ciel et la mer s’unissent dans les cieux, ils nous rappellent l’immensité et la profondeur de l’harmonie.

Ils nous rapportent à l’essentiel, à la nécessité de se taire pour observer.

Ils nous enseignent qu’une contemplation peut devenir une méditation.

Ils nous entraînent dans le moment présent parce que cette grandiosité est une synchronicité parfaite des éléments: lumière, noirceur, angle, reflet et ouverture.

Elle n’est pas éternelle.

Comme nous.

Comme nos enfants.

Comme l’équilibre.

Soyez bons, dans l’instant présent. Offrez le meilleur de vous-même à chaque instant. Soyez cette perfection immortalisée dans la poésie de ce cliché.

L’océan a pris d’assaut le ciel.

Nous sommes des poussières dans l’univers; aussi bien virevolter dans la lumière pour s’émerveiller devant combien la magie opère pour l’enfant en nous.

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de quelque chose de particulier. La «compartimentalité» Je ne sais pas si le mot existe pour de vrai, mais bien honnêtement, je m’en fous un peu parce que je trouve que ça reflète exactement ce que je veux dire et que je ne suis pas dans une joute compétitive de Scrabble.

Compartimentalité Définition Deequipédia

  • Compartiment: petite place délimitée par son contour qui sert à mettre des choses dedans.
  • Mental: petite place délimité par son contour qui nous empêche d’aller au-delà de ce que l’on perçoit.
  • Ment: ce que l’on se raconte à soi-même pour se faire croire que nous sommes dans notre droit, que c’est comme cela que les choses/événements/personnes doivent être pris en compte.
Commence-tu à voir où je m'en vais avec ça?

Des croyances qui ont la vie dure

Une fois de temps à autres je sors de mon ordinaire pour avoir un accès de conscience. Jamais planifié, plus souvent qu’autrement ça me tombe dessus comme une tonne de briques.

Jadis, la guerre.

Mes parents sont des gens forts. Des gens qui ont appris à survivre, qui tiennent le cap «no matter what», qui ne coulent pas de larmes devant leurs enfants (ou si rarement que ça en fait des événements).

Pour ma part, je suis plutôt hypersensible et à fleur de peau. Ça « clash » un peu, comme dirait l’other.

Ce clivage entre ma croyance de ce que c’est d’être fort et MOI, m’a amenée à compartimenter ma vie pour la rendre plus douce et plus supportable. Les arrêtes entre mes compartiments étaient si affûtées qu’elles coupaient tout net ce qui tentait de s’y glisser au dehors.

J’ai eu beaucoup de plaisirs sans culpabilité de cette façon. Je ne faisais pas dans la dentelle, je jetais par-dessus bord sans remords, je refoulais les sentiments forts pour éviter les meurtrissures, je défiais, je testais les limites… sans reconnaître les miennes que je voyais comme des chaînes. Je chérissais ce sentiment de toute puissance de celle qui ne se laisse pas ébranler facilement. De celle qui est capable de remettre quelqu’un à sa place parce qu’il le mérite, de la justicière, de l’amie forte, etc.

Jusqu’à ce jour où j’ai réalisé que tout ce temps, je ne laissais pas vraiment l’amour entrer. Tout ce temps, je ne croyais pas que l’on puisse réellement m’aimer. Voilà ce que je fuyais à tout prix. Ça a pris plusieurs échecs amoureux, plusieurs départs et plusieurs décès pour réaliser tout ce que je m’étais fait manquer. Probablement mon plus grand regret à ce jour.

Tout ce que je me suis fait endurer pour me convaincre que j’étais inatteignable.

Finalement j’ai compris que le prodige ne se trouve pas dans tenir l’autre à distance, il tient à le laisser entrer; il tient à accepter le sentiment qui monte, à lui donner son importance, à reconnaître ce qu’il bouge en nous et le laisser libre. Ne pas s’y accrocher. Pourquoi continuer de détester quelqu’un qui nous a fait du mal et qui a disparu de notre vie? Pourquoi se retenir de dire à quelqu’un qu’il nous fait sentir bien?

Porter le poids

Certainement, je ne suis pas unique. Si tu lis encore, peut-être que tu t’es perdu dans une recherche sur le gros G en tapant « diète » mais peut-être aussi que tu reconnais une part de vérité dans ce qui a été écrit plus haut. Peut-être as-tu vu ton reflet dans ce texte. Qui sait? Alors, raconte-moi si toi aussi tu portes le poids de ce que tu dis.

Pas clair? Ok, je m’explique. Souvent, je retiens quelque chose que je voudrais adresser à quelqu’un parce que je me demande comment ça sera compris ou comment cela affectera ma relation avec cette personne. En ce sens, je porte le poids de ce qui ne m’appartient pas. Je prends sur mon dos toute la responsabilité de ce que je communique. Hors, il se trouve que j’ai tort. Je suis responsable de ce que je dis mais à partir de la réception du message, pourquoi m’en faire?

Ma conscience , qui fait régulièrement des spots check et qui m’envoie des coucous énervants que je tente d’ignorer, me disait l’autre jour:

Tsé Steph, tu t’en fais trop et tu ne fais pas assez confiance. T’as l’impression que la personne en face de toi ne sera pas capable de prendre ton message pour ce qu’il est. C’est une maudine de belle façon que tu as de te défiler. Prends donc ton courage à deux mains, dis ce que tu as à dire. Avec le vocabulaire que tu as, tu devrais trouver un moyen de présenter ça honnêtement. Si l’autre garde le silence, déforme, ne te demande pas d’explication, ben ça lui appartient câlisse! Arrête de te sentir mal, de sentir que tu fais de la peine, de retenir… Bon Dieu! Tu sais quoi, ce que tu ne dis pas te paraît dans la face anyway ou s’entend vraiment pour presque n’importe quel sourd. Tout ceux qui te connaissent savent qu’il va pleuvoir quand tu gardes le silence, que tu arrêtes de niaiser ou de chanter. Permets-toi d’être qui tu es. Pas du cheap. Pas du toque. Si tu te fais rejeter, le match était nul en partant.

De retour chez Moi

Je ne peux pas argumenter avec ma conscience. C’est ma vérité. Peut-être pas la tienne mais la mienne. Je rentre à la maison. Je retourne en moi pour sonder ce qui s’y passe. Avec le COVID, on ne peut plus aller et venir comme on veut. Raison de plus pour ne plus fuir et faire des efforts pour aller mieux dans ma tête, mon coeur, ma vie, ma famille et ma demeure.

Je me suis longtemps intéressé aux autres pour ce qu’ils pouvaient m’apporter, souvent un divertissement de ma propre vie. Dans les dernieres années, j’en ai tiré beaucoup de sentiments d’échec, de manque et d’insatisfaction. J’ai envie de connaître ceux qui m’entoure parce que je les aime, parce que je veux les laisser entrer dans ma vie. Petit changement au programme, j’ai envie qu’ils me connaissent aussi, pas seulement un pâle reflet.

Je veux dépasser certaines situations que j’ai laissé devenir des poids, auxquelles j’ai permis de mettre un frein dans mon évolution. Je veux les laisser partir sans les regarder s’éloigner puisqu’elles deviendront sans importance. Je ne baisserai plus les yeux pour mettre quelqu’un à l’aise mais je vais les remplir de compassion et d’empathie. Je vais prendre du temps pour moi pour être au meilleur de moi-même pour guérir et être forte de mes expériences et en faire bénéficier ceux que j’aime.

Je veux le retour du printemps après cette saison morte qui dure depuis trop longtemps. Je veux prendre les enseignements offerts par ma vie, en assumant ma juste part et en me permettant d’être Moi. Je peux pleurer en public, rire très fort, prendre la défense d’un enfant innocent parler la bouche pleine, boire un peu trop, inviter trop de monde à la maison, aller me coucher pendant qu’ils y sont encore, laisser mes enfants se salir, jouer et parler fort, être en colère.

J’évite maintenant de médire, de me plaindre, d’accabler, de fuir, de procrastiner.

Je me donne le droit d’échouer. Je dose le repos et le travail sans me soucier de ce qu’il faudrait que je fasse pour être correcte. Je suis correcte quand je me sens bien avec ce que j’accomplis. Je pratique le lâcher-prise, en particulier de la culpabilité.

Décompartimentalité en cours

Le plus important pour l’instant est de sortir tout ce qui se trouve encore dans ces cases que j’ai astiquées pendant des années. Tout mettre pêle-mêle sur la table. Tout repasser et mettre au panier ce qui est obsolète, ce qui manque des pièces, ce qui me fait me sentir seule. Ah, je sais… «Ça va daitre lette!»

Garder, remettre en ordre et exposer des conseils, des parcelles d’amour, des souvenirs qui me font sentir belle et riche, des vérités instructives.

Je me permets de garder un compartiment: le coffre à gants. Sur la route, il arrive que je ne sache pas tout de suite quoi faire de ce que je viens d’accueillir à bord et que j’aie besoin d’un peu de temps pour trouver et éviter de me mentir.

Juste le temps…

Tu as accouché et ou allaité dans les 2 dernières années, lis bien ce qui suit. Ta blonde a accouché ou allaité dans les 2 dernières années, toi aussi tu ES intéressé.

T’es folle, Stéphanie.

Oui, je me parle de même desfois. J’étais couché dans mon lit avec mon grand de 3 ans pour la sieste. J’étais là, sur le dos, à me demander tout simplement: » What the FUCK is wrong with me?! » Rien de plus que ça. Ben, quin bin ta tuque, ça va te surprendre. Les HORMÔMES! Oui, je sais, ce sont les hormones. Mais comme la modification majeure de cet élément est due au fait que j’ai eu deux enfants, presque back-à-back, je préfère hormômes.

Ouais, j’ai fait un peu de recherche là-dessus, pis imagine-toi que tes hormones ne sont pas retournées à l’état  »apprivoisées » avant 2 ans après l’accouchement ou 2 ans après que tu aies fini d’allaiter. Pas pire, hein? Alors, en plus de te taper la grossesse, l’accouchement, les montées de lait, la douleur de la prise du sein, les nuits à ne pas dormir, les cycles déboussolés du retour des menstruations; tes hormones à l’état sauvage te font perdre la tête et penser que t’es à spin.

Des tours de manèges

Premier signal d’alerte évident à considérer: mes étourdissants sauts d’humeur. Ça allait et venait comme un balancier. Pas des balançoires de personne âgées, là! Non, monsieur. On parle de balançoires extrêmes que l’on retrouve dans les parcs d’attraction ou chez feu Michael Jackson. Je me disais, coudonc, est-ce qu’il y a juste moi qui n’est pas capable de revenir à MA version antérieure? Tu sais, la fille drôle, pleine d’énergie, fofolle mais pas barge. Ben, encore, spoiler alert: NON.

Je sais que si tu continues la lecture, tu te sens probablement concernée. Ou encore, t’es caché dans un garde-robe quelque part, ben tranquille, pendant que ta blonde pète une coche parce que le chien a mangé la mitaine du p’tit #quesséquonvafaireymanqueunemitaine #mondieulechien. Mais t’as pas peur, non monsieur!

T’as pas peur de ne plus jamais retrouver ta blonde, tu es plus fort que ça (souvent, presque tout le temps, desfois…)!

Peut-être même que ta valise est sur le bord de la porte. Je ne te juge pas, on se sauverait à moins. Attends quand même, il y a probablement quelque chose à faire. Je vais nuancer.

Voir son médecin

Oui, il a fallut que je me rende à l’évidence que je ne pouvais pas continuer sans aide. Pas sans détruire mon estime de moi si chèrement regagnée. Même si je fais tous les efforts du monde pour demeurer constante et stable, en ce moment, j’ai besoin d’un coup de pouce. J’en ai parlé à mon doc qui m’a gentiment expliqué que c’est normal et qu’il y a des choses que je peux faire pour aller mieux. La routine, par exemple. Se rassurer avec la routine, anticiper la journée, avoir des coups d’avance et pouvoir prendre ça plus relaxe avec les enfants en rentrant du travail.

Chouchouter ton réseau

S’assurer de continuer à nourrir ses amitiés. Continuer de sortir (pas ces temps-ci, mais il y a d’autres moyens qui existaient pour les amitiés longues distances avant la #COVID19) et de rencontrer ses amis et sa famille.

Une pilule, une petite granule

Évidemment, il y a la solution en comprimés. Je vais le dire, parce que j’assume ce que je fais pour m’aider et que si ça peut amener des gens à demander de l’aide, tant mieux. J’en prends. Ben oui. J’aimerais mieux ne pas avoir besoin de ça, mais je me suis dit que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour aller mieux et ça fait partie du plan de secours. Alors, je me passe la bouée et j’accepte qu’on m’aide à flotter. Ceux qui ne comprennent pas où qui jugent, #mencalisse. Sais-tu combien ton opinion t’appartient?

Voir son Psy

Tu peux prendre juste des pilules pour t’aider. Je vais te dire cela juste de même, l’opinion que tu as de toi-même joue énormément sur ton estime de toi et de comment tu vas répondre à ce qui t’arrive. Le fait que tu sois déboussolée, que tu aies besoin d’aller voir ton doc pour avoir de l’aide, que tu aies de la misère à donner à ta famille autant que tu souhaiterais, ça t’affecte directement. Réfléchis-y une seconde. Est-ce que tu te trouves plus ronde, moins désirable, plus irritable, incapable de prendre des décisions assumées, etc? Laisse-moi te suggérer de prendre ces difficultés-là comme une opportunité de régler des blessures sournoises et bien cachées, qui n’attendait que ta vulnérabilité (ou vulvérabilité … oui on a accouché, non les kegels c’est pas le fun à faire) pour te rebondir au visage. Ben oui, desfois tu pleures ta vie et tu ne sais pas pourquoi. Oui, les hormones sont en grande partie responsables de ce qui t’arrive. Ne sous-estime pas les bienfaits d’aller parler à quelqu’un qui ne racontera JAMAIS à qui que ce soit te secrets les plus darks, les plus fantasmiques, les plus insécures, les plus farfelus, etc. Oui, ta vie de couple a assurément changée et desfois on ne sait plus où tracer les lignes de l’acceptable ou de la normalité. Pas pour le reste du monde, mais pour soi. Pour que moi, Stéphanie Deschamps, je sois heureuse dans la vie. Pas pour ce que mes parents, mon chum ou mes enfants souhaitent ou me fassent comprendre ce qui est bon pour MOI.

Sortir dehors, faire du sport, méditer

Combinaison idéale parce que tu peux tout faire cela en même temps, en prenant une marche, en faisant du vélo, des squats ou des estik de kegels… N’importe quelle activité va t’aider. T’es pas en forme? Marche 5 minutes. Besoin de plus? Retournes-y dans la journée. Les enfants sont toujours là? Sors la poussette, le chariot n’importe quoi qui te permette de le faire.

Même à l’époque de l’épique-démique …

Le sport et la médiation vont t’aider à éliminer un surplus de stress que tu trimballes quotidiennement (de pair avec le surplus de poids).

Communication avec ton conjoint

Oui, absolument! Tu dois en parler à celui ou celle qui partage ta vie. Peut-être que pour toi, ce qui se brasse en dedans est une évidence. Pour lui ou elle, peut-être que c’est du rejet, peut-être que c’est un désintéressement ou peut-être aussi qu’il ou elle comprend BEAUCOUP PLUS que tu penses. Dis-toi que si tu gardes le statu quo, que tu ne parles pas, rien ne changera.

Tu vas spinner dans ta boue intérieure, en faire friser sur tout ce que tu touches et tu vas te sentir… sale. Elle va te recouvrir, tes enfants, ton couple, ton bouleau… tout.

Bien sûr que tu as peur. Moi aussi, j’ai peur. Peur de me tromper, peur de donner des munitions aux autres pendant cette période de vulnérabilité, peur de voir clair et de réaliser que je ne suis pas avec celui ou celle que je devrais, peur du contraire, de la même affaire, du peut-être que… si jamais… je deviens complètement FOLLE, juste à revirer tout cela de bord dans ma tête. Alors que, si je laisse un peu le drame de côté, le pire qui va arrive sera une prise de conscience et un lâcher-prise sur le passé et les doutes.

Loin d’être évident de SE choisir

Je n’ai pas dit que la démarche est facile, hein? Si tu lis encore, c’est parce que cet article resonne en toi. Peut-être même que ta petite voix t’implore depuis un certain temps pour que tu prennes position.

Relativiser

Tu sais pourquoi j’écris? Parce que je ne suis plus capable des images de parents parfaits qu’on voit partout et qui nous forcent à penser qu’on en fait pas assez parce qu’on ne mange pas bio, parce qu’on est pas au gym au moins 3 fois semaines, parce que les enfants ont écouté 1.5 h de télé l’autre jour parce que j’étais fatiguée; ces images me saoules! Elles me donnent le tournis.

Elles ne montrent pas papa tout nu, misérable à côté de la bassinette, cerné jusqu’aux aisselles, qui essaie d’endormir le petit pour la 4ième fois cette nuit. Elle ne montrent pas des parents au bord du gouffre, qui manque d’air pour eux-mêmes et leur couple. Parce que tout le monde mérite de passer au travers d’un article qui ne colle pas nécessairement à sa situation mais qui fait réfléchir. Parce que briser l’isolement c’est de dire aux autres: « Eille, t’es pas tout seul. »

J’ai une amie qui …

J’ai une idée. Parle-moi de quelqu’un que tu connais qui vit ça ou qui a vécu une expérience semblable. Dis-moi comment ça se passait pour il ou elle. Raconte-moi ce que cette personne a fait pour aller mieux et comment ça évolue. À Go, on se donne nos trucs.

MERCI

Je suis là, si tu te sens seule, si tu te sens perdue. Je passe à travers, moi aussi. Je pense que le pire est fait de mon côté, je suis capable d’en parler, de mettre cela public. Les gens qui lisent mes articles me rendent plus forte et me donnent du courage. Il me disent que je n’écris pas en vain. Même si j’écris pour moi au départ (exutoire), imaginer que je peux aider quelqu’un me rend fière.

Partage donc, on achète et on lit local! 😝

Si tu n’as pas ri une fois en lisant ça, je vais me forcer la prochaine fois. Si tu as souris, tu dois partager mon article à une personne à qui cela donnera le sourire aujourd’hui.

Il est de ce monde, des scènes tellement émouvantes que les mots échouent à décrire. Une étoile scintillante, la constellation d’Orion, un mouvement d’entraide, un ruisseau lumineux, le rire haut-perché d’une vieille qu’on affectionne, le gros-colleux du petit dernier, la bouffe de grand-maman, un souper de famille, notre potager en pleine croissance, nos enfants qui nous épatent.

La vie se livre à nous a petits pas, sans flafla. Elle est vraie, elle se compose de tout ce qu’on aime, tout ce qu’on attend, tout ce qui nous rend vulnérable. Elle est merveilleuse et magique. Elle est douce et rude à la fois. Elle est roses et marguerites, pivoines et muguet.

Elle se livre à nous comme on lit notre roman préféré, comme on dévore une série qu’on découvre, comme on embrasse un amant. Tranquillement, avec force et passion, comme un bon feu qui crépite. Elle est délicieuse et sait se faire attendre. Elle est audacieuse et retrousse les filtres un à la fois. Elle devient coquine quand on espère, quand on fume de l’intérieur, quand un mot nous chavire, quand des yeux nous appellent.

Elle est de terre lorsqu’on nous rappelle au cycle et à l’ordre des choses. Lorsque notre hiver est arrivé porté par l’immaculé et qu’il s’allonge sur nos flancs savants, dans notre dernier lit blanc. Il nous rejoint telle la douce neige qui tombe ou tel un blizard qui s’abat par surprise.

Elle est d’air et de lumière lorsqu’on lâche-prise sur notre quotidien terrestre et tout ce qui nous afflige. Comme à l’automne, elle vente sur notre vie pour débarrasser ce qui doit, remettre du mouvement dans nos cheveux et faire frémir cette peau délicate et mortelle qui nous recouvre.

Dans le rêve, on s’en détourne pour embrasser le céleste et danser avec le soleil d’autres galaxies. Mais on y revient toujours car elle est chez soi.

J’ai brûlé mon bâillon

Avec lui mes vêtements noirs

J’ai remis des rubans dans mes cheveux et du vent sur mon visage

Il a chassé mes nuages

J’ai mis de l’ordre et j’ai fait mon lit

Je suis partie redresser l’horizon

Un peu à tâtons

Et, d’une caresse de la main, j’ai calmé la mer

J’ai repeint ma chambre en pétales de fleurs

Afin de m’envelopper de douceur, de couleur et de féminité

Et parce que leurs rires m’avaient manqué

J’ai fait mon lit sur une plage

J’ai bu du soleil et du sel sur ma peau

J’ai fredonné la lune et le ressac, jusqu’à plus soif

J’ai pris quelques crins de cheval pour nouer ensemble les barreaux de ma cage et en faire une échelle de corde

Et monter jusqu’à moi

Je me suis regardée et j’ai souri

Je me suis bercée et j’ai compris

Je me suis réconciliée

Et j’ai continué ma vie

J’avoue, je trompe ce blogue avec un autre blogue auquel je suis fidèle depuis plus de deux ans.

Je teste votre amour en vous mettant le lien vers mon plus récent post, un poème de ma jeunesse que j’ai repris pour replonger dans ce qui m’a forgée en ce que je suis devenue aujourd’hui.

Je  me sens vulnérable en partageant mon romantisme de l’époque et, comme c’est quelque chose que je veux travailler, voilà.

Cliquez ICI pour le poème.

Premiers amours, premières fois, premières leçons. 🙂

Commentez et partagez.

Merci.

Night time

I have never been a real morning person. I fake it because life is requesting of me that the days begin early. And it’s fine. I enjoy doing a lot of things in the morning to relax a bit in the afternoon, « savourer » a little sleep in a sun ray.

Every moment count

I have become a mother not so long ago and my cycles (day-night-sleep) have changed. Ever since, I realize everyday how life is about small things and my ability to make every moment count. For example, we I come home at night with my son, we don’t have much time together before he goes to bed. So, what do I do? I play with him until dinner time. I leave my phone in a drawer somewhere (unless I take pictures) and I am fully present with him, for us both. I don’t want to be angry at Time. I am presently reconsidering some choices that I made to allow me to spend more family time… I will get there.

After dinner it’s bath time and, then, we play again. Finally, he goes to bed and my wounded torture mother heart feels better because the evening mattered.

I apply the same mindfulness concept for myself. When the lights go off, it is the time for me to connect with my soul and to bond with nature.

Sometimes it happens all in my head when I review the day and consider if my decisions are align with my plan. Mostly in summer, I will enjoy a small walk in the warmth of the night to recharge my battery and connect with magic and mystery.

Connecting with myself every night has always helped me to stay strong and captain of my destiny. I am not alone now but I will never give up on Me and will continue to date myself every night. For my own good.

The Ring

I bought that ring when I was pregnant of my son.

I chose it because of the combination of Tree of Life and the « Gratitude » inscription carved into the ring.  I though it graphically carried out how I felt.

gratitude1

Since my 25th birthday, all I wanted was to have a kid but I knew I had to make important choices to make it happen.  Finally, it was the gift life gave me on my 36th birthday.

If you have been pregnant, you know it ain’t always easy. You have to overcome great fears and physical important changes. But like I said, I had wanted to be a mother since I was 25 years old.  And I fought and worked hard on myself to end up giving birth to the most amazing little boy.  So, I wore and looked at that ring (still am) everyday as a reminder of my gratitude.  And looking at it, I realized that this dream came true because I kept a positive attitude in life and was thankful for all the little steps I would take toward that dream.

An Attitude to Keep

So, for me anyway, Gratitude is an Attitude that can change any ordinary life into a life full of light, kindness for ourselves an others and full of love.

If you want a reminder similar to the one I wear everyday, please contact me.

deesteph also on Instagram

Raising kids is also about what we want them to remember when we’ll be gone. It makes me cry when I really think of it but it will happen sooner or later…

So, I am thinking, the next thing I would like my kids to remember after everyone deserves to be respected (you first), would be how to keep a positive focus on life.  That requires discipline, efforts and training.

I found this challenge on Pinterest and found it would be a good place to start.

pin.it/6gtvag4rc3npdt

pantalon

Are you ready for the challenge? Let’s do this!

I am reposting this because, knowing a little more about ourselves certainly helps us being better and more conscious parents.  I actually went online to take the Myer-Briggs test and the results were just amazing.

Finaly, I could put into words feelings I had about myself for years. If you want to know, I am a campaignerCampaigner or ENFP. I am part of the Advocate Family (that I knew).

It’s all clearer for me now how discipline is not my biggest strength but that I will be very good at helping my child see the different angles of situation or  to teach him how to size people better.

You can take the test here. Caution, this is creepy how the results can reflect reality.

Enjoy the moment and take a good tea reading what you are all about.

MBTI is a test used to measure how people perceive the world and how they make decisions. INTJ, ISFJ, INFJ, INTJ, ISTP, ISFP, INFP, INTP, ESTP, ESFP, ENFP, ENTP, ESTI, ESFS, ENFJ, ENTJ. INFP – intense, quirky ENFP -quirky, gentle, friendly INFJ – anxious, empathetic ENFJ – empathetic, passionate, driven ISTJ – traditional, reserved, logical […]

via The 16 personality types using the Myers-Briggs: type indicator — Wonderland-is-Mad

dragon

Méfiez-vous de l’apparente fragilité de mon être

Caché dans une poupée de porcelaine,

S’élève un dragon;

Grand et fort comme les mondes, les galaxies, les univers.

Il me souffle ma voie,

Éternellement, me régénère.

Il m’assure que je posséderai toujours la force nécessaire

Pour créer la Vie, l’élever et la protéger,

Sur mon âme…

Elle est bien plus grande que moi,

Je suis à son service.

Mon dragon aussi.

Elle est son trésor.

 

Eh bien voilà.  De retour au travail après un an en la plus belle compagnie du monde, mon coco. Ce n’est pas une mauvaise chose pour mon cerveau qui devenait peut-être un tout petit peu paresseux malgré lui. Je vis moins bien de laisser mon enfant à la garderie 5 jours sur 7.
Heureusement, mon conjoint ne travaille pas le vendredi la plupart du temps, alors peut-être que Loulou ira seulement 4 jours.  Et puis je peux toujours demander à mamie de le prendre une journée de temps en temps, ce qui réduit le temps passé à la garderie.  Et puis peut-être que je pourrais faire modifier mon horaire pour ne pas travailler les lundis mais travailler les samedis… ouin mais là je n’aurai plus de vie de couple, ni sociale… mais la vie sociale est déjà perdue, right? Retour au travail après un premier bébé, reste plus de jus pour faire de quoi la fin de semaine sauf sauver ta vie en te tapant une semaine de repas le dimanche. Je dramatise pour imager.
Faut croire que je ne suis pas assez zen pour vivre avec moins de confort en réduisant ma semaine de travail et mes revenus.  Le problème c’est qu’il faut choisir. Plus souvent avec ses enfants, moins d’argent; moins de temps, plus de sous.
Solution peu coûteuse, dédramatiser en raisonnant :

1- J’ai bien choisi la garderie, j’ai confiance qu’il est stimulé et en sécurité.

2- Il fait un gros dodo d’après-midi, donc il passe moins de temps conscient qu’il n’est pas avec nous (celle-là passe difficilement)

3- En étant bien organisée, je peux passer du temps de qualité avec mon fils le soir et les fins de semaines (c’est pas pathétique, hein?)

4- Je m’ennuie.

5- Bon ça marche pas s’te liste-là.

Quoi de mieux qu’un bon chat entre amis :
Ami: le 1er matin où tu vas te battre avec pour qu’il mette ses cliss de bottes…..   
Moi: je vais t’écrire promis
à date ça va mais je pense à revirer le siège de bord pour éviter la crise du « je wériencolikmaman »quand je l’asseois dans son siège
Ami: lol!!
Moi: qui va de paire avec le « yapadplasspouléjamb »
Ami: lol!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Moi: pis le « latukdinzieuahmamannnnnnnnnnnnnnn »
Bon, j’ai ri un peu.  C’est le premier jour, ça va aller de mieux en mieux.
Toutes les femmes me disent : « Ça va s’améliorer, tu vas voir, tu vas t’habituer. » Le pire dans tout ça c’est qu’on s’habitue vraiment, dans la plupart des cas. On a un super bon régime de congé de maternité et parental au Canada, sérieusement.  Je ne crache pas sur le pain.  J’essaie d’imaginer ce que ce serait, parcontre, si on permettait aux parents de travailler 3 jours par semaine au lieu de 5, avec un salaire similaire, pour élever son enfant pour les 2ieme et 3ieme années.
Qu’est-ce que ça coûterait à l’état, en considérant entre autres les coûts associés aux garderies subventionnées, les retours d’impôts et l’administration de ces programmes?
Rêvons un peu et disons qu’un parent par famille, par enfant, pourrait obtenir une compensation de l’état pour les deux jours par semaine où il s’occuperait de son enfant et ne l’enverrait pas à la garderie. Seulement pour les parents intéressés, bien sûr.  Imaginons que l’employeur soit tenu d’accommoder son employé en ce sens.
Est-ce que ce ne serait pas bénéfique pour :

1- La conciliation travail-famille?

2- Le désengorgement des services publics?

3- La création de places en garderies?

4- La gestion des absences au travail?

5- La productivité des employés-parents?

6- Le maintien d’une économie forte?

Je me demande simplement.  Je n’ai ni les compétences ni les connaissances actuellement pour débattre de cette suggestion, mais je m’interroge sur la façon dont NOUS (les parents, les familles, les gouvernements) réfléchissons à cette situation. Comment voulons-nous, comme société, regarder grandir nos petits amours?
Partagez si vous avez les mêmes questionnements, réagissez à cet article pour montrer que vous êtes là et que vous croyez que les mentalités peuvent s’ouvrir et changer. Peut-être que ça fera assez de chemin pour être entendu et étudié.
❤Dee