#friend

Tu as accouché et ou allaité dans les 2 dernières années, lis bien ce qui suit. Ta blonde a accouché ou allaité dans les 2 dernières années, toi aussi tu ES intéressé.

T’es folle, Stéphanie.

Oui, je me parle de même desfois. J’étais couché dans mon lit avec mon grand de 3 ans pour la sieste. J’étais là, sur le dos, à me demander tout simplement: » What the FUCK is wrong with me?! » Rien de plus que ça. Ben, quin bin ta tuque, ça va te surprendre. Les HORMÔMES! Oui, je sais, ce sont les hormones. Mais comme la modification majeure de cet élément est due au fait que j’ai eu deux enfants, presque back-à-back, je préfère hormômes.

Ouais, j’ai fait un peu de recherche là-dessus, pis imagine-toi que tes hormones ne sont pas retournées à l’état  »apprivoisées » avant 2 ans après l’accouchement ou 2 ans après que tu aies fini d’allaiter. Pas pire, hein? Alors, en plus de te taper la grossesse, l’accouchement, les montées de lait, la douleur de la prise du sein, les nuits à ne pas dormir, les cycles déboussolés du retour des menstruations; tes hormones à l’état sauvage te font perdre la tête et penser que t’es à spin.

Des tours de manèges

Premier signal d’alerte évident à considérer: mes étourdissants sauts d’humeur. Ça allait et venait comme un balancier. Pas des balançoires de personne âgées, là! Non, monsieur. On parle de balançoires extrêmes que l’on retrouve dans les parcs d’attraction ou chez feu Michael Jackson. Je me disais, coudonc, est-ce qu’il y a juste moi qui n’est pas capable de revenir à MA version antérieure? Tu sais, la fille drôle, pleine d’énergie, fofolle mais pas barge. Ben, encore, spoiler alert: NON.

Je sais que si tu continues la lecture, tu te sens probablement concernée. Ou encore, t’es caché dans un garde-robe quelque part, ben tranquille, pendant que ta blonde pète une coche parce que le chien a mangé la mitaine du p’tit #quesséquonvafaireymanqueunemitaine #mondieulechien. Mais t’as pas peur, non monsieur!

T’as pas peur de ne plus jamais retrouver ta blonde, tu es plus fort que ça (souvent, presque tout le temps, desfois…)!

Peut-être même que ta valise est sur le bord de la porte. Je ne te juge pas, on se sauverait à moins. Attends quand même, il y a probablement quelque chose à faire. Je vais nuancer.

Voir son médecin

Oui, il a fallut que je me rende à l’évidence que je ne pouvais pas continuer sans aide. Pas sans détruire mon estime de moi si chèrement regagnée. Même si je fais tous les efforts du monde pour demeurer constante et stable, en ce moment, j’ai besoin d’un coup de pouce. J’en ai parlé à mon doc qui m’a gentiment expliqué que c’est normal et qu’il y a des choses que je peux faire pour aller mieux. La routine, par exemple. Se rassurer avec la routine, anticiper la journée, avoir des coups d’avance et pouvoir prendre ça plus relaxe avec les enfants en rentrant du travail.

Chouchouter ton réseau

S’assurer de continuer à nourrir ses amitiés. Continuer de sortir (pas ces temps-ci, mais il y a d’autres moyens qui existaient pour les amitiés longues distances avant la #COVID19) et de rencontrer ses amis et sa famille.

Une pilule, une petite granule

Évidemment, il y a la solution en comprimés. Je vais le dire, parce que j’assume ce que je fais pour m’aider et que si ça peut amener des gens à demander de l’aide, tant mieux. J’en prends. Ben oui. J’aimerais mieux ne pas avoir besoin de ça, mais je me suis dit que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour aller mieux et ça fait partie du plan de secours. Alors, je me passe la bouée et j’accepte qu’on m’aide à flotter. Ceux qui ne comprennent pas où qui jugent, #mencalisse. Sais-tu combien ton opinion t’appartient?

Voir son Psy

Tu peux prendre juste des pilules pour t’aider. Je vais te dire cela juste de même, l’opinion que tu as de toi-même joue énormément sur ton estime de toi et de comment tu vas répondre à ce qui t’arrive. Le fait que tu sois déboussolée, que tu aies besoin d’aller voir ton doc pour avoir de l’aide, que tu aies de la misère à donner à ta famille autant que tu souhaiterais, ça t’affecte directement. Réfléchis-y une seconde. Est-ce que tu te trouves plus ronde, moins désirable, plus irritable, incapable de prendre des décisions assumées, etc? Laisse-moi te suggérer de prendre ces difficultés-là comme une opportunité de régler des blessures sournoises et bien cachées, qui n’attendait que ta vulnérabilité (ou vulvérabilité … oui on a accouché, non les kegels c’est pas le fun à faire) pour te rebondir au visage. Ben oui, desfois tu pleures ta vie et tu ne sais pas pourquoi. Oui, les hormones sont en grande partie responsables de ce qui t’arrive. Ne sous-estime pas les bienfaits d’aller parler à quelqu’un qui ne racontera JAMAIS à qui que ce soit te secrets les plus darks, les plus fantasmiques, les plus insécures, les plus farfelus, etc. Oui, ta vie de couple a assurément changée et desfois on ne sait plus où tracer les lignes de l’acceptable ou de la normalité. Pas pour le reste du monde, mais pour soi. Pour que moi, Stéphanie Deschamps, je sois heureuse dans la vie. Pas pour ce que mes parents, mon chum ou mes enfants souhaitent ou me fassent comprendre ce qui est bon pour MOI.

Sortir dehors, faire du sport, méditer

Combinaison idéale parce que tu peux tout faire cela en même temps, en prenant une marche, en faisant du vélo, des squats ou des estik de kegels… N’importe quelle activité va t’aider. T’es pas en forme? Marche 5 minutes. Besoin de plus? Retournes-y dans la journée. Les enfants sont toujours là? Sors la poussette, le chariot n’importe quoi qui te permette de le faire.

Même à l’époque de l’épique-démique …

Le sport et la médiation vont t’aider à éliminer un surplus de stress que tu trimballes quotidiennement (de pair avec le surplus de poids).

Communication avec ton conjoint

Oui, absolument! Tu dois en parler à celui ou celle qui partage ta vie. Peut-être que pour toi, ce qui se brasse en dedans est une évidence. Pour lui ou elle, peut-être que c’est du rejet, peut-être que c’est un désintéressement ou peut-être aussi qu’il ou elle comprend BEAUCOUP PLUS que tu penses. Dis-toi que si tu gardes le statu quo, que tu ne parles pas, rien ne changera.

Tu vas spinner dans ta boue intérieure, en faire friser sur tout ce que tu touches et tu vas te sentir… sale. Elle va te recouvrir, tes enfants, ton couple, ton bouleau… tout.

Bien sûr que tu as peur. Moi aussi, j’ai peur. Peur de me tromper, peur de donner des munitions aux autres pendant cette période de vulnérabilité, peur de voir clair et de réaliser que je ne suis pas avec celui ou celle que je devrais, peur du contraire, de la même affaire, du peut-être que… si jamais… je deviens complètement FOLLE, juste à revirer tout cela de bord dans ma tête. Alors que, si je laisse un peu le drame de côté, le pire qui va arrive sera une prise de conscience et un lâcher-prise sur le passé et les doutes.

Loin d’être évident de SE choisir

Je n’ai pas dit que la démarche est facile, hein? Si tu lis encore, c’est parce que cet article resonne en toi. Peut-être même que ta petite voix t’implore depuis un certain temps pour que tu prennes position.

Relativiser

Tu sais pourquoi j’écris? Parce que je ne suis plus capable des images de parents parfaits qu’on voit partout et qui nous forcent à penser qu’on en fait pas assez parce qu’on ne mange pas bio, parce qu’on est pas au gym au moins 3 fois semaines, parce que les enfants ont écouté 1.5 h de télé l’autre jour parce que j’étais fatiguée; ces images me saoules! Elles me donnent le tournis.

Elles ne montrent pas papa tout nu, misérable à côté de la bassinette, cerné jusqu’aux aisselles, qui essaie d’endormir le petit pour la 4ième fois cette nuit. Elle ne montrent pas des parents au bord du gouffre, qui manque d’air pour eux-mêmes et leur couple. Parce que tout le monde mérite de passer au travers d’un article qui ne colle pas nécessairement à sa situation mais qui fait réfléchir. Parce que briser l’isolement c’est de dire aux autres: « Eille, t’es pas tout seul. »

J’ai une amie qui …

J’ai une idée. Parle-moi de quelqu’un que tu connais qui vit ça ou qui a vécu une expérience semblable. Dis-moi comment ça se passait pour il ou elle. Raconte-moi ce que cette personne a fait pour aller mieux et comment ça évolue. À Go, on se donne nos trucs.

MERCI

Je suis là, si tu te sens seule, si tu te sens perdue. Je passe à travers, moi aussi. Je pense que le pire est fait de mon côté, je suis capable d’en parler, de mettre cela public. Les gens qui lisent mes articles me rendent plus forte et me donnent du courage. Il me disent que je n’écris pas en vain. Même si j’écris pour moi au départ (exutoire), imaginer que je peux aider quelqu’un me rend fière.

Partage donc, on achète et on lit local! 😝

Si tu n’as pas ri une fois en lisant ça, je vais me forcer la prochaine fois. Si tu as souris, tu dois partager mon article à une personne à qui cela donnera le sourire aujourd’hui.

Il est de ce monde, des scènes tellement émouvantes que les mots échouent à décrire. Une étoile scintillante, la constellation d’Orion, un mouvement d’entraide, un ruisseau lumineux, le rire haut-perché d’une vieille qu’on affectionne, le gros-colleux du petit dernier, la bouffe de grand-maman, un souper de famille, notre potager en pleine croissance, nos enfants qui nous épatent.

La vie se livre à nous a petits pas, sans flafla. Elle est vraie, elle se compose de tout ce qu’on aime, tout ce qu’on attend, tout ce qui nous rend vulnérable. Elle est merveilleuse et magique. Elle est douce et rude à la fois. Elle est roses et marguerites, pivoines et muguet.

Elle se livre à nous comme on lit notre roman préféré, comme on dévore une série qu’on découvre, comme on embrasse un amant. Tranquillement, avec force et passion, comme un bon feu qui crépite. Elle est délicieuse et sait se faire attendre. Elle est audacieuse et retrousse les filtres un à la fois. Elle devient coquine quand on espère, quand on fume de l’intérieur, quand un mot nous chavire, quand des yeux nous appellent.

Elle est de terre lorsqu’on nous rappelle au cycle et à l’ordre des choses. Lorsque notre hiver est arrivé porté par l’immaculé et qu’il s’allonge sur nos flancs savants, dans notre dernier lit blanc. Il nous rejoint telle la douce neige qui tombe ou tel un blizard qui s’abat par surprise.

Elle est d’air et de lumière lorsqu’on lâche-prise sur notre quotidien terrestre et tout ce qui nous afflige. Comme à l’automne, elle vente sur notre vie pour débarrasser ce qui doit, remettre du mouvement dans nos cheveux et faire frémir cette peau délicate et mortelle qui nous recouvre.

Dans le rêve, on s’en détourne pour embrasser le céleste et danser avec le soleil d’autres galaxies. Mais on y revient toujours car elle est chez soi.

Aujourd’hui, dans la série d’articles J’AIME MON COIN DE PAYS, j’ai envie de te parler d’une expérience qui m’a remise sur la track, comme on dit. J’étais en congé de maternité et il me manquait quelque chose. J’avais ce vide au fond de moi qui ne pouvait pas être comblé par le seul fait d’être mère. J’ai presque honte de l’avouer. J’étais en manque de voir du monde, de rire fort avec des adultes et de me dépenser. Il fallait que je trouve un moyen qui me permette de sortir d’un tourbillon négatif créé par le manque de sommeil, les hormones et le fait d’être coupée du reste du monde. J’ai pensé à mon bucket list:

  • travailler dans un resto;
  • voyager;
  • créer mon entreprise;
  • retourner aux études;

L’heureux adon… adonna.

La garderie qui s’occuperait à temps plein de mon deuxième enfant, lors de mon retour au travail, avait libéré une place qu’il fallait obligatoirement occuper. Ça a instantanément réglé mon conflit de culpabilité. Je me suis dit: Envoye, go ma chère, t’as quelques mois à occuper! J’ai donné quelques CV dans des restos populaires, sans succès. Puis la belle Cindy m’a parlé de quelqu’un qui venait de reprendre le Café en ville et qui cherchait quelqu’un pour combler deux midis par semaine. Génial! Alors, qui veut d’une fonctionnaire, à l’aube de la 40aine qui fait plus 35 ans que 25 ans (il faut se le dire) et qui n’a pas d’expérience récente en restauration? Personne? Personne sauf:

Rosalie

Rosalie du Rose Barista Café (clique sur son nom pour la voir en action). J’ai fait une journée d’essai. Elle m’a dit: Je suis satisfaite. Moi, j’avais chaud et j’étais énarfée comme une fille à sa première job! Alors, j’ai récidivé. Je suis rentrée chaque fois qu’elle a eu besoin de moi, pendant quelques mois. J’ai appris les trucs de base, j’ai servi des clients à la caisse et j’ai fait des cafés.

Veux-tu un bon café?

Combien de fois as-tu entendu ça, dans ta vie? Des tonnes.

Qui le demande? Des parents, des amis, du monde qu’on aime. Servir du café, c’est comme mettre un plaster sur la mauvaise journée de quelqu’un. C’est comme donner un flocon de joie, une bille de rire, un morceau de soleil. C’est naturel. Ça vient avec.

Travailler là m’a remis les valeurs à la bonne place. J’ai revisité le principe que la plupart travaille dur pour gagner son salaire. Tu vas me dire que je suis fonctionnaire? Oui… bon, c’est un autre débat. Câline, j’étais de bonne humeur, là…

On travaille fort dans le rush du midi. Desfois, Rosalie et moi on a même pas le temps d’avoir un contact visuel pendant plus d’une heure, parce qu’on est dans le jus. Il y a du monde jusqu’à la porte, ça attend à la caisse, il faut faire les cafés, la vaisselle s’accumule, les take outs doivent sortir, etc. J’entends Rosalie qui se parle toute seule pour rester concentrée. Malgré tout ça, l’important c’est le client. Rosalie donne son 110% sur chacune des assiettes qui sortent. Je sers chacun avec le sourire. Chaque personne qui entre a choisi ce Café pour venir collecter son petit sucré, son plat exotique, son brin de chaleur. Alors, j’honore ça pis je vais lui donner.

C’est gratifiant d’être témoin de la vie des gens, 5 minutes à la fois. C’est comme un soap, je ne me tanne pas. Il y a ceux qui entrent et sortent en coup de vent, ceux qui sont tellement discrets qu’on ne les a pas entendus rentrer, les richs and famous and glamourous, ceux qui s’installent pour passer un moment dans un oasis et ceux qui s’installent parce qu’ils veulent rester un peu et profiter de notre présence. Je dis notre, mais c’est Rosalie qu’ils viennent voir.

Au Rose Barista Café du mardi au vendredi, sur l’heure du dîner.

Elle les connais bien, elle les aimes de tout son cœur, elle s’inquiète même pour eux s’ils s’absentent trop longtemps. Elle se rappelle des spécificités de chacun des habitués. Elle les traite comme de la famille. Elle leur fait des petits caprices parce que ça lui fait autant plaisir qu’à eux.

Au final

Je pensais m’être trouvé un job, un divertissement, mais j’ai rencontré une amie. Une amie touchante et ouverte. Une personne généreuse, qui veut que tu apprennes, qui blague, qui parle fort avec une sincérité désarmante. Je l’ai aimée tout de suite. Petite, mignonne comme tout, l’oeil vif, le sourire en coin et un vocabulaire… coloré et imagé. 😉 Dès les premières journées, on a parlé comme si on se connaissait depuis toujours. Rosalie a quelque chose qui n’est pas donné à tout le monde, elle sait écouter. Ça fait de sérieuses, belles et mouvementées conversations.

Et puis, c’est tout un chef. Elle a fait ses classes, elle a ensuite travaillé dans de beaux restos à Montréal et dans la région. Son expertise lui permet d’offrir à sa clientèle des produits faits maison qui sortent complètement de ce que l’on trouve dans le secteur.

Je passe sous silence des bons moments avec d’autres membres de l’équipe, mais je ne les oublient pas. Toute l’expérience m’a redonné le goût du public et l’énergie que ça apporte! Même, le goût de m’impliquer dans ma communauté. Voici une photo pleine de joie de vivre. Votre humble bloggeuse à droite, qui participe à la tournée de promotion de Nez Rouge avec le Rose Barista Café.

Tout ça pour vous dire de ne pas hésiter une seconde. Si vous pensez qu’un loisir, qu’une sortie, qu’un job, un voyage, n’importe quoi; si vous l’avez en tête, ce n’est pas un hasard. Il y a quelque chose à aller y chercher et/ou y donner. Il y a une expérience qui s’y cache pour grandir.

Pas un hasard

Foncez. La vie est trop courte pour rester dans sa croûte de malheur (c’est dégeu pis ça pue! hahaha).

Dee qui vous souhaite une année d’actions et de dénouements positifs et de passer par Louiseville pour rendre visite à cette entrepreneure jeune et dynamique.

Bravo Rosalie. xxx