Quand le ciel et la mer s’unissent dans les cieux, ils nous rappellent l’immensité et la profondeur de l’harmonie.

Ils nous rapportent à l’essentiel, à la nécessité de se taire pour observer.

Ils nous enseignent qu’une contemplation peut devenir une méditation.

Ils nous entraînent dans le moment présent parce que cette grandiosité est une synchronicité parfaite des éléments: lumière, noirceur, angle, reflet et ouverture.

Elle n’est pas éternelle.

Comme nous.

Comme nos enfants.

Comme l’équilibre.

Soyez bons, dans l’instant présent. Offrez le meilleur de vous-même à chaque instant. Soyez cette perfection immortalisée dans la poésie de ce cliché.

L’océan a pris d’assaut le ciel.

Nous sommes des poussières dans l’univers; aussi bien virevolter dans la lumière pour s’émerveiller devant combien la magie opère pour l’enfant en nous.

Je ne sais pas si t’es au courant mais au Québec, on est des champions du suicide. Pour une fois, être un champion n’est pas une fierté.

Je t’invite à partager cet article parce que j’y donne des références et parce que je pense aborder le sujet différemment.

Pars pas comme ça. Sans un son, sans un bruit, sans une tentative ultime de crier à l’aide.

Je ne te connais pas, mais je prends quelques minutes pour t’écrire parce que je sais combien la vie te pèse en ce moment.  Ou peut-être que je te connais et qu’on en a jamais parlé.  Dans un cas comme dans l’autre, stp, j’aimerais que tu restes encore un petit peu.

Qu’est-ce qu’il y a, hein? Tu te trouves poche, ta blonde t’a laissé, t’a perdu ta job, tu bois, tu joues, t’es fou? Sais-tu au moins pourquoi tu veux faire ça? Est-ce que tu penses que tu as fait trop mal à quelqu’un pour mériter de vivre? Je ne sais pas, raconte-moi. Mettons, qu’on regarde le scénario catastrophe (tu es déjà prêt à mourir). Qu’est-ce que ça va te coûter d’en parler à quelqu’un? Tu penses que tu vas avoir trop honte, que la personne va tellement être enragée qu’elle va vouloir… te tuer? ou pire… elle ne saura pas quoi faire. Et là, tu vas avoir éteint la dernière lumière sur le chemin. Attends encore un peu.

Tu l’as probablement refoulé, tu préfères peut-être l’ignorer en ce moment parce que ta vie te mène ça dure mais; TU COMPTES POUR QUELQU’UN QUELQUE PART. Je te le dis avec conviction. Y’a quelqu’un, quelque part, qui voudrait bien avoir de tes nouvelles, qui voudrait que vous vous expliquiez, qui voudrait régler votre chicane ou qui se soucie beaucoup de ce que tu deviens.
Si tu penses que je me trompe, ose me dire ouvertement que tu ne comptes plus pour personne, plus assez pour rester.  Ose me crier dessus que je ne comprends jamais rien, que je suis aveugle, que je suis une une petite crisse d’égoïste qui parle juste d’elle ou ose pleurer en me disant que plus rien ne va.  Alerte-moi, svp.
Je ne peux pas deviner que tu t’en vas là.  Je m’en voudrai longtemps de ne pas avoir vraiment posé la question : « Comment vas-tu? » et d’avoir réellement attendu que tu me répondes. Peut-être aussi je t’en voudrai à mort de ne pas m’avoir fait assez confiance pour m’en parler. Pis tu sais quoi? Je vais devoir vivre avec ça parce que tu ne seras plus là pour que je puisse te bouder ou te raccrocher au nez parce que je suis en maudit.
Tu es responsable de ta vie (ben oui!), mais pas nécessairement de tout ce qui te tombe dessus.  Je sais que tu penses avoir tout essayé mais, tsé, comme le dit le dicton « Deux têtes valent mieux qu’une ». C’est vrai en titi.  Si tu ne me dis pas que ça ne va pas, que ça revient tout le temps, que tu as des pensées noires, que tu as commencé de penser à ce qui pourrait ne pas trop te faire peur pour t’en aller loin d’ici, que tu as une date d’exécution… que tu as une « date » avec la mort; peut-être que j’ai rien remarqué pis que j’ai arrêté mon diagnostique à MAUVAISE PASSE. Peut-être aussi que ça ne paraît pas pentoute.

Quand on est pris dans cette spirale-là, c’est important de savoir qu’on ne voit plus clair et que notre corps ne travaille plus pour nous autres. Il y a toute une question d’échanges d’hormones au cerveau qui ne se font plus comme il faut. C’est pour ça qu’il faut que t’en parles à quelqu’un qui a les idées claires. On s’en fout presque d’à qui tu parles. En autant qu’il est assez réveillé pour t’amener voir ton doc, un psy ou un travailleur communautaire qui va savoir comment t’aider.

Fais un drame, parce que c’est est un! Il faut qu’on comprenne que t’as atteint ta limite, que tu capotes, que tu ne sais plus quoi faire. Le fait que tu veuilles t’enlever la vie, c’est triste à mort pis ça ne devrait pas arriver.
Disons que cela représente comment tu peux te sentir en ce moment.

Imagine maintenant que nous soyons 2, 4, 10 ou 1000 personnes à tirer sur cette corde.  Vois-tu où je veux en venir?  Ça allège, hein? Parler va avoir le même effet.  Tout dépend de combien ta roche est grosse à retenir pis à trainer, il va falloir que tu en parles 2, 4, 10 ou mille fois.  Il va falloir que tu t’accroches parce que tu si tu lâches la corde pis que tu t’en vas, ton départ va écrabouiller ceux pour qui tu comptes. Tu ne le sauras jamais, mais ils vont être en mille miettes, ils ne comprendront pas.

Le temps d’en parler

Cette semaine c’est la journée de la prévention du suicide, j’ai pensé que c’était un bon moment pour t’en parler.  Tsé quoi, par exemple, n’importe quelle semaine de l’année va faire l’affaire. 

Pour ceux qui restent

On va aussi pouvoir t’aider si tu es quelqu’un qui survit au suicide d’un être cher. Pour ceux qui ne se sentent pas concernés, il faut simplement que vous sachiez que le suicide n’est pas un taboo et qu’il est 2,4,10 ou mille fois mieux de poser des questions directes sur les intentions de quelqu’un que de le laisser repartir sans avoir abordé le sujet.
Prévention suicide #ensemblecontrelesuicide #suicideawareness #suicideprevention

Parce que parfois, une bonne conversation profonde entre mamans est simplement impossible à suivre.

Faites-moi plaisir et commentez avec une histoire comique comme celle qui suit. Je suis curieuse de savoir à quoi ça ressemble chez vous!

Dérapage en préparation…

Il était une fois, au pays du #télétravail.

Plusieurs fois interrompues par nos enfants respectifs, rien ne laissait présager la suite.
Dialogue
  • Mom: Attends Steph…
    • Qu’est-ce qu’il y a? Non, le fromage c’est assez.
    • Quoi, t’as perdu ton fromage!?
    • Attends Steph… (Bruits de pas qui suivent l’enfant jusqu’au lieu mystérieux de disparition du fromage.)
  • Moi: hahahha, quoi?
  • Mom: Où ça? Tu ne sais pas! Ben non, mais faut le trouver, là…
  • Moi: Qui a piqué mon fromage? Hahhah.
  • Mom: Steph, c’pas drôle. Du fromage en tranche. Tsé qui a chaud, qui s’étampe ben dans un coussin de divan, là.
    • Envoye toi, aide maman à le trouver….
  • Moi: HAHAHAHHA
  • Mom: Steph… sérieux …
  • Moi: HA HA HAHAHAHAHAHAHAHA
  • Mom: Bon, ben on le trouve pas… faudra pas s’étonner si on a une colonie de fourmis qui débarquent…
    • (soupir qui sonne comme: »Nom d’un petit bonhomme! », mais plus hardcore)
  • Mom: Ok, je t’en donne un autre mais, après, c’est tout.
    • Steph? S’cuse moi, on disait quoi? Attends…
    • Vas dans le salon 2 minutes… VAS DANS LE SALON, svp.
    • (pas qui s’éloignent) Soupir qui sonne comme: « Esti de journée de marde »
  • Enfant – ton horrifié: Maman! Mamanmamamamamaman! Le chien est malade!
  • Mom: Non, elle éternue, pis là elle te suit partout parce que tu as un fromage.
    • C’est assez, le fromage pour le chien, là!
    • Hhhhhhhh. Ah? Peut-être qu’elle vomit le fromage finalement.
  • Moi: hahhaha
  • Mom: Arrête de rire
  • Moi: HAHAHAHAH! Non.

 Le rire est de ces choses qui se multiplient quand elles sont partagées.

Plus de rires ici

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de quelque chose de particulier. La «compartimentalité» Je ne sais pas si le mot existe pour de vrai, mais bien honnêtement, je m’en fous un peu parce que je trouve que ça reflète exactement ce que je veux dire et que je ne suis pas dans une joute compétitive de Scrabble.

Compartimentalité Définition Deequipédia

  • Compartiment: petite place délimitée par son contour qui sert à mettre des choses dedans.
  • Mental: petite place délimité par son contour qui nous empêche d’aller au-delà de ce que l’on perçoit.
  • Ment: ce que l’on se raconte à soi-même pour se faire croire que nous sommes dans notre droit, que c’est comme cela que les choses/événements/personnes doivent être pris en compte.
Commence-tu à voir où je m'en vais avec ça?

Des croyances qui ont la vie dure

Une fois de temps à autres je sors de mon ordinaire pour avoir un accès de conscience. Jamais planifié, plus souvent qu’autrement ça me tombe dessus comme une tonne de briques.

Jadis, la guerre.

Mes parents sont des gens forts. Des gens qui ont appris à survivre, qui tiennent le cap «no matter what», qui ne coulent pas de larmes devant leurs enfants (ou si rarement que ça en fait des événements).

Pour ma part, je suis plutôt hypersensible et à fleur de peau. Ça « clash » un peu, comme dirait l’other.

Ce clivage entre ma croyance de ce que c’est d’être fort et MOI, m’a amenée à compartimenter ma vie pour la rendre plus douce et plus supportable. Les arrêtes entre mes compartiments étaient si affûtées qu’elles coupaient tout net ce qui tentait de s’y glisser au dehors.

J’ai eu beaucoup de plaisirs sans culpabilité de cette façon. Je ne faisais pas dans la dentelle, je jetais par-dessus bord sans remords, je refoulais les sentiments forts pour éviter les meurtrissures, je défiais, je testais les limites… sans reconnaître les miennes que je voyais comme des chaînes. Je chérissais ce sentiment de toute puissance de celle qui ne se laisse pas ébranler facilement. De celle qui est capable de remettre quelqu’un à sa place parce qu’il le mérite, de la justicière, de l’amie forte, etc.

Jusqu’à ce jour où j’ai réalisé que tout ce temps, je ne laissais pas vraiment l’amour entrer. Tout ce temps, je ne croyais pas que l’on puisse réellement m’aimer. Voilà ce que je fuyais à tout prix. Ça a pris plusieurs échecs amoureux, plusieurs départs et plusieurs décès pour réaliser tout ce que je m’étais fait manquer. Probablement mon plus grand regret à ce jour.

Tout ce que je me suis fait endurer pour me convaincre que j’étais inatteignable.

Finalement j’ai compris que le prodige ne se trouve pas dans tenir l’autre à distance, il tient à le laisser entrer; il tient à accepter le sentiment qui monte, à lui donner son importance, à reconnaître ce qu’il bouge en nous et le laisser libre. Ne pas s’y accrocher. Pourquoi continuer de détester quelqu’un qui nous a fait du mal et qui a disparu de notre vie? Pourquoi se retenir de dire à quelqu’un qu’il nous fait sentir bien?

Porter le poids

Certainement, je ne suis pas unique. Si tu lis encore, peut-être que tu t’es perdu dans une recherche sur le gros G en tapant « diète » mais peut-être aussi que tu reconnais une part de vérité dans ce qui a été écrit plus haut. Peut-être as-tu vu ton reflet dans ce texte. Qui sait? Alors, raconte-moi si toi aussi tu portes le poids de ce que tu dis.

Pas clair? Ok, je m’explique. Souvent, je retiens quelque chose que je voudrais adresser à quelqu’un parce que je me demande comment ça sera compris ou comment cela affectera ma relation avec cette personne. En ce sens, je porte le poids de ce qui ne m’appartient pas. Je prends sur mon dos toute la responsabilité de ce que je communique. Hors, il se trouve que j’ai tort. Je suis responsable de ce que je dis mais à partir de la réception du message, pourquoi m’en faire?

Ma conscience , qui fait régulièrement des spots check et qui m’envoie des coucous énervants que je tente d’ignorer, me disait l’autre jour:

Tsé Steph, tu t’en fais trop et tu ne fais pas assez confiance. T’as l’impression que la personne en face de toi ne sera pas capable de prendre ton message pour ce qu’il est. C’est une maudine de belle façon que tu as de te défiler. Prends donc ton courage à deux mains, dis ce que tu as à dire. Avec le vocabulaire que tu as, tu devrais trouver un moyen de présenter ça honnêtement. Si l’autre garde le silence, déforme, ne te demande pas d’explication, ben ça lui appartient câlisse! Arrête de te sentir mal, de sentir que tu fais de la peine, de retenir… Bon Dieu! Tu sais quoi, ce que tu ne dis pas te paraît dans la face anyway ou s’entend vraiment pour presque n’importe quel sourd. Tout ceux qui te connaissent savent qu’il va pleuvoir quand tu gardes le silence, que tu arrêtes de niaiser ou de chanter. Permets-toi d’être qui tu es. Pas du cheap. Pas du toque. Si tu te fais rejeter, le match était nul en partant.

De retour chez Moi

Je ne peux pas argumenter avec ma conscience. C’est ma vérité. Peut-être pas la tienne mais la mienne. Je rentre à la maison. Je retourne en moi pour sonder ce qui s’y passe. Avec le COVID, on ne peut plus aller et venir comme on veut. Raison de plus pour ne plus fuir et faire des efforts pour aller mieux dans ma tête, mon coeur, ma vie, ma famille et ma demeure.

Je me suis longtemps intéressé aux autres pour ce qu’ils pouvaient m’apporter, souvent un divertissement de ma propre vie. Dans les dernieres années, j’en ai tiré beaucoup de sentiments d’échec, de manque et d’insatisfaction. J’ai envie de connaître ceux qui m’entoure parce que je les aime, parce que je veux les laisser entrer dans ma vie. Petit changement au programme, j’ai envie qu’ils me connaissent aussi, pas seulement un pâle reflet.

Je veux dépasser certaines situations que j’ai laissé devenir des poids, auxquelles j’ai permis de mettre un frein dans mon évolution. Je veux les laisser partir sans les regarder s’éloigner puisqu’elles deviendront sans importance. Je ne baisserai plus les yeux pour mettre quelqu’un à l’aise mais je vais les remplir de compassion et d’empathie. Je vais prendre du temps pour moi pour être au meilleur de moi-même pour guérir et être forte de mes expériences et en faire bénéficier ceux que j’aime.

Je veux le retour du printemps après cette saison morte qui dure depuis trop longtemps. Je veux prendre les enseignements offerts par ma vie, en assumant ma juste part et en me permettant d’être Moi. Je peux pleurer en public, rire très fort, prendre la défense d’un enfant innocent parler la bouche pleine, boire un peu trop, inviter trop de monde à la maison, aller me coucher pendant qu’ils y sont encore, laisser mes enfants se salir, jouer et parler fort, être en colère.

J’évite maintenant de médire, de me plaindre, d’accabler, de fuir, de procrastiner.

Je me donne le droit d’échouer. Je dose le repos et le travail sans me soucier de ce qu’il faudrait que je fasse pour être correcte. Je suis correcte quand je me sens bien avec ce que j’accomplis. Je pratique le lâcher-prise, en particulier de la culpabilité.

Décompartimentalité en cours

Le plus important pour l’instant est de sortir tout ce qui se trouve encore dans ces cases que j’ai astiquées pendant des années. Tout mettre pêle-mêle sur la table. Tout repasser et mettre au panier ce qui est obsolète, ce qui manque des pièces, ce qui me fait me sentir seule. Ah, je sais… «Ça va daitre lette!»

Garder, remettre en ordre et exposer des conseils, des parcelles d’amour, des souvenirs qui me font sentir belle et riche, des vérités instructives.

Je me permets de garder un compartiment: le coffre à gants. Sur la route, il arrive que je ne sache pas tout de suite quoi faire de ce que je viens d’accueillir à bord et que j’aie besoin d’un peu de temps pour trouver et éviter de me mentir.

Juste le temps…

Tu as accouché et ou allaité dans les 2 dernières années, lis bien ce qui suit. Ta blonde a accouché ou allaité dans les 2 dernières années, toi aussi tu ES intéressé.

T’es folle, Stéphanie.

Oui, je me parle de même desfois. J’étais couché dans mon lit avec mon grand de 3 ans pour la sieste. J’étais là, sur le dos, à me demander tout simplement: » What the FUCK is wrong with me?! » Rien de plus que ça. Ben, quin bin ta tuque, ça va te surprendre. Les HORMÔMES! Oui, je sais, ce sont les hormones. Mais comme la modification majeure de cet élément est due au fait que j’ai eu deux enfants, presque back-à-back, je préfère hormômes.

Ouais, j’ai fait un peu de recherche là-dessus, pis imagine-toi que tes hormones ne sont pas retournées à l’état  »apprivoisées » avant 2 ans après l’accouchement ou 2 ans après que tu aies fini d’allaiter. Pas pire, hein? Alors, en plus de te taper la grossesse, l’accouchement, les montées de lait, la douleur de la prise du sein, les nuits à ne pas dormir, les cycles déboussolés du retour des menstruations; tes hormones à l’état sauvage te font perdre la tête et penser que t’es à spin.

Des tours de manèges

Premier signal d’alerte évident à considérer: mes étourdissants sauts d’humeur. Ça allait et venait comme un balancier. Pas des balançoires de personne âgées, là! Non, monsieur. On parle de balançoires extrêmes que l’on retrouve dans les parcs d’attraction ou chez feu Michael Jackson. Je me disais, coudonc, est-ce qu’il y a juste moi qui n’est pas capable de revenir à MA version antérieure? Tu sais, la fille drôle, pleine d’énergie, fofolle mais pas barge. Ben, encore, spoiler alert: NON.

Je sais que si tu continues la lecture, tu te sens probablement concernée. Ou encore, t’es caché dans un garde-robe quelque part, ben tranquille, pendant que ta blonde pète une coche parce que le chien a mangé la mitaine du p’tit #quesséquonvafaireymanqueunemitaine #mondieulechien. Mais t’as pas peur, non monsieur!

T’as pas peur de ne plus jamais retrouver ta blonde, tu es plus fort que ça (souvent, presque tout le temps, desfois…)!

Peut-être même que ta valise est sur le bord de la porte. Je ne te juge pas, on se sauverait à moins. Attends quand même, il y a probablement quelque chose à faire. Je vais nuancer.

Voir son médecin

Oui, il a fallut que je me rende à l’évidence que je ne pouvais pas continuer sans aide. Pas sans détruire mon estime de moi si chèrement regagnée. Même si je fais tous les efforts du monde pour demeurer constante et stable, en ce moment, j’ai besoin d’un coup de pouce. J’en ai parlé à mon doc qui m’a gentiment expliqué que c’est normal et qu’il y a des choses que je peux faire pour aller mieux. La routine, par exemple. Se rassurer avec la routine, anticiper la journée, avoir des coups d’avance et pouvoir prendre ça plus relaxe avec les enfants en rentrant du travail.

Chouchouter ton réseau

S’assurer de continuer à nourrir ses amitiés. Continuer de sortir (pas ces temps-ci, mais il y a d’autres moyens qui existaient pour les amitiés longues distances avant la #COVID19) et de rencontrer ses amis et sa famille.

Une pilule, une petite granule

Évidemment, il y a la solution en comprimés. Je vais le dire, parce que j’assume ce que je fais pour m’aider et que si ça peut amener des gens à demander de l’aide, tant mieux. J’en prends. Ben oui. J’aimerais mieux ne pas avoir besoin de ça, mais je me suis dit que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour aller mieux et ça fait partie du plan de secours. Alors, je me passe la bouée et j’accepte qu’on m’aide à flotter. Ceux qui ne comprennent pas où qui jugent, #mencalisse. Sais-tu combien ton opinion t’appartient?

Voir son Psy

Tu peux prendre juste des pilules pour t’aider. Je vais te dire cela juste de même, l’opinion que tu as de toi-même joue énormément sur ton estime de toi et de comment tu vas répondre à ce qui t’arrive. Le fait que tu sois déboussolée, que tu aies besoin d’aller voir ton doc pour avoir de l’aide, que tu aies de la misère à donner à ta famille autant que tu souhaiterais, ça t’affecte directement. Réfléchis-y une seconde. Est-ce que tu te trouves plus ronde, moins désirable, plus irritable, incapable de prendre des décisions assumées, etc? Laisse-moi te suggérer de prendre ces difficultés-là comme une opportunité de régler des blessures sournoises et bien cachées, qui n’attendait que ta vulnérabilité (ou vulvérabilité … oui on a accouché, non les kegels c’est pas le fun à faire) pour te rebondir au visage. Ben oui, desfois tu pleures ta vie et tu ne sais pas pourquoi. Oui, les hormones sont en grande partie responsables de ce qui t’arrive. Ne sous-estime pas les bienfaits d’aller parler à quelqu’un qui ne racontera JAMAIS à qui que ce soit te secrets les plus darks, les plus fantasmiques, les plus insécures, les plus farfelus, etc. Oui, ta vie de couple a assurément changée et desfois on ne sait plus où tracer les lignes de l’acceptable ou de la normalité. Pas pour le reste du monde, mais pour soi. Pour que moi, Stéphanie Deschamps, je sois heureuse dans la vie. Pas pour ce que mes parents, mon chum ou mes enfants souhaitent ou me fassent comprendre ce qui est bon pour MOI.

Sortir dehors, faire du sport, méditer

Combinaison idéale parce que tu peux tout faire cela en même temps, en prenant une marche, en faisant du vélo, des squats ou des estik de kegels… N’importe quelle activité va t’aider. T’es pas en forme? Marche 5 minutes. Besoin de plus? Retournes-y dans la journée. Les enfants sont toujours là? Sors la poussette, le chariot n’importe quoi qui te permette de le faire.

Même à l’époque de l’épique-démique …

Le sport et la médiation vont t’aider à éliminer un surplus de stress que tu trimballes quotidiennement (de pair avec le surplus de poids).

Communication avec ton conjoint

Oui, absolument! Tu dois en parler à celui ou celle qui partage ta vie. Peut-être que pour toi, ce qui se brasse en dedans est une évidence. Pour lui ou elle, peut-être que c’est du rejet, peut-être que c’est un désintéressement ou peut-être aussi qu’il ou elle comprend BEAUCOUP PLUS que tu penses. Dis-toi que si tu gardes le statu quo, que tu ne parles pas, rien ne changera.

Tu vas spinner dans ta boue intérieure, en faire friser sur tout ce que tu touches et tu vas te sentir… sale. Elle va te recouvrir, tes enfants, ton couple, ton bouleau… tout.

Bien sûr que tu as peur. Moi aussi, j’ai peur. Peur de me tromper, peur de donner des munitions aux autres pendant cette période de vulnérabilité, peur de voir clair et de réaliser que je ne suis pas avec celui ou celle que je devrais, peur du contraire, de la même affaire, du peut-être que… si jamais… je deviens complètement FOLLE, juste à revirer tout cela de bord dans ma tête. Alors que, si je laisse un peu le drame de côté, le pire qui va arrive sera une prise de conscience et un lâcher-prise sur le passé et les doutes.

Loin d’être évident de SE choisir

Je n’ai pas dit que la démarche est facile, hein? Si tu lis encore, c’est parce que cet article resonne en toi. Peut-être même que ta petite voix t’implore depuis un certain temps pour que tu prennes position.

Relativiser

Tu sais pourquoi j’écris? Parce que je ne suis plus capable des images de parents parfaits qu’on voit partout et qui nous forcent à penser qu’on en fait pas assez parce qu’on ne mange pas bio, parce qu’on est pas au gym au moins 3 fois semaines, parce que les enfants ont écouté 1.5 h de télé l’autre jour parce que j’étais fatiguée; ces images me saoules! Elles me donnent le tournis.

Elles ne montrent pas papa tout nu, misérable à côté de la bassinette, cerné jusqu’aux aisselles, qui essaie d’endormir le petit pour la 4ième fois cette nuit. Elle ne montrent pas des parents au bord du gouffre, qui manque d’air pour eux-mêmes et leur couple. Parce que tout le monde mérite de passer au travers d’un article qui ne colle pas nécessairement à sa situation mais qui fait réfléchir. Parce que briser l’isolement c’est de dire aux autres: « Eille, t’es pas tout seul. »

J’ai une amie qui …

J’ai une idée. Parle-moi de quelqu’un que tu connais qui vit ça ou qui a vécu une expérience semblable. Dis-moi comment ça se passait pour il ou elle. Raconte-moi ce que cette personne a fait pour aller mieux et comment ça évolue. À Go, on se donne nos trucs.

MERCI

Je suis là, si tu te sens seule, si tu te sens perdue. Je passe à travers, moi aussi. Je pense que le pire est fait de mon côté, je suis capable d’en parler, de mettre cela public. Les gens qui lisent mes articles me rendent plus forte et me donnent du courage. Il me disent que je n’écris pas en vain. Même si j’écris pour moi au départ (exutoire), imaginer que je peux aider quelqu’un me rend fière.

Partage donc, on achète et on lit local! 😝

Si tu n’as pas ri une fois en lisant ça, je vais me forcer la prochaine fois. Si tu as souris, tu dois partager mon article à une personne à qui cela donnera le sourire aujourd’hui.

Câline, je ne sais pas par où commencer. J’ai un bon ami qui est jardinier, il me parle souvent de son métier. Il est tellement passionné que son enthousiasme est contagieux. J’ai décidé d’écrire cet article suite à son dernier post du 5 avril où il répond à son homologue de Victoriaville.

Je sais à quel point cette période est une période normalement stressante pour tous ceux qui exercent la profession. Non seulement ils dépendent de tout un tas de facteurs (températures, approvisionnement, logistique, manque de personnel, etc.) et ne peuvent pas prévoir le déroulement de la saison; il fallait que le #COVID19 s’en mêle!

Avoir une jardinerie, un centre jardin, un magasin pour les rêveurs; c’est pas pour les peureux!

Tout d’abord, ce sont des gros coûts avant même que le consommateur réalise qu’il se passe quelque chose au centre jardin. Puis, même si ce sont des endroits magiques, la besogne ne se fait pas toute seule. On est loin d’Harry Potter. C’est plutôt:  »Boulot, jus de bras, respect des échéances et rock’n’roll. »

Le travail à abattre est colossal avant que l’on ne soit prêt à vous accueillir dans les serres où la thérapie de la couleur se fait immédiatement sentir. Vous êtes énervés d’aller agrémenter votre lieu de vie avec des fleurs et des vivaces et de vous bourrer la face dans votre potager (grand bien vous fasse, c’est délicieux!); mais il ne faut pas ignorer tout ce que ça prend comme efforts pour vous livrer ça. ET, ça continue toute la saison. Au fait, si vous êtes intéressés à connaitre les dessous du métiers (sûrement que ces jours-ci vous avez mieux à faire, mais j’insiste…), je vous invite à regarder les vidéos produits par les Jardins André Carbonneau. Saviez-vous qu’il est passé au téléjournal et que l’un de ses vidéos a été vu a plus de 300 000 fois? C’est un gars extraordinaire. Aimez donc sa page au passage et puis écrivez-lui un petit mot en soutien. Je vous dis ça parce que son message a été entendu mais qu’il reste du chemin à parcourir pour que les bottines suivent les babines, comme on dit.

Je vous propose d’inonder le net avec #monjardinierestessentiel comme nouveau hashtag en soutien au jardineries du Québec. Qu’est-ce que ça vous coûte?

On leur a dit que la production de légumes était essentielle. Le vidéo d’André a fait reconnaître au gouvernement que la production de plants de légumes rendait leur travail essentiel. Seulement, il semble qu’ils ne pourront pas ouvrir leur portes pour écouler leurs stocks si la pandémie continue. En plus, on leur refuserait le droit de préparer des commandes qui seraient livrées ou ramassées sans contact.

Le sentiment d’injustice qui soulève l’industrie est, à mon sens, parfaitement légitime. Comment se fait-il que les grands empires conservent le pouvoir de continuer leurs activités sans restrictions, alors que les micros-petites-moyennes entreprises de ce monde vont peut-être devoir fermer définitivement? Dans le cas spécifique des jardineries, qui produisent des plants de légumes essentiels à nourrir la population; pourquoi leur permettre la production mais leur refuser la vente sans contact? Vous savez si les grandes surfaces vont, pour leur part, continuer de vendre ces plants de légumes normalement? Il semble que oui.

Les deux côtés de la bouche

D’un côté de la bouche, le gouvernement annonce de l’aide et créé même une plateforme d’achat local; de l’autre, il met à mort ces entreprises locales en leur refusant le droit de continuer leurs activités même quand il leur est possible de le faire en respectant les règles de sécurité. Je suis perplexe. Je ne me positionne pas souvent politiquement et je trouve que le gouvernement du Québec fait un excellent travail en apportant l’aide aux citoyens rapidement; mais la sandale blesse (ben oui, ça va être l’été bientôt), ici.

Pourquoi les grandes bannières continueraient de fournir les consommateurs en produits non essentiels, alors qu’il est interdit aux plus petits de le faire? Ma réflexion va comme suit:

Scénario actuel (corrigez-moi si je me trompe, svp)

  • Demander à la population de rester à la maison et de ne sortir que pour se procurer le nécessaire.
  • Être obligé de donner des amendes pour que ce soit respecté.
  • Des grandes surfaces qui offrent toute la gamme de produits habituels.
  • Des gens qui sortent pour faire du magasinage parce qu’ils en ont marre d’être en confinement.
  • Des gens qui parcourent de plus grandes distances parce que les produits disponibles ne sont pas les mêmes partout.
  • Résultat : Éloignement partiel du but recherché d’aplanir la fameuse courbe.

Solution 1 (drastique)

  • Le nécessaire dans les magasins locaux
  • Suffisamment de produits pour la population
  • Des gens qui sortent pour se procurer le nécessaire et revenir à la maison tout de suite après parce qu’il n’y a rien d’autre à faire.
  • Restreint automatiquement les déplacements sans faire intervenir les autorités.
  • D’autres raisons de rassemblement demeurent un problème mais on a plus de temps pour les gérer.
  • Résultat: Maintien des iniquités et favoritisme des grands lobbys

Solution 2

  • Le nécessaire dans les magasins locaux déclarés essentiels et la possibilité de ramassage sans contact dans les autres commerces qui peuvent assurer un respect des règles.
  • Les grandes surfaces peuvent vendre directement aux consommateurs les produits alimentaires et de nettoyage uniquement.
  • Tous les autres produits devront être achetés en ligne et livrés à domicile ou être ramassés sans contact avec une pré-commande.
  • Circulation locale permise seulement.
  • Résultats anticipés :
    • Pas de flânage dans les magasins.
    • Plus d’équitabilité entre les entreprises.
    • Désintérêt pour les citoyens de parcourir de longues distances pour obtenir les mêmes produits partout.
    • Plus de flexibilité parce qu’on achète local et on encourage la croissance dans la communauté.

Je ne sais pas, moi. Probablement que ma vision de la situation est biaisée et limitée. Ce que je sais, par contre, c’est que les gens seront moins enclins à sortir, sans nécessité pour renforcer le confinement par les autorités, si ce qu’ils peuvent consommer doit faire l’objet d’une commande en ligne avant le ramassage ou l’expédition.

Je sais, vous allez me tirer des roches en me disant que ce sont encore les plus pauvres qui vont en souffrir parce qu’ils n’ont pas de cartes de crédits. Je vous répondrai que tout ce qu’on a de besoin pour vivre sera disponible en personne. Dans le meilleur des cas, le commerçant local pourra choisir d’accommoder le consommateur. Dans le pire des cas, le reste devra attendre.

Tout est éphémère au temps du #coronavirus

Cette situation est temporaire. Elle dépend des efforts que nous sommes prêts à faire pour limiter les dégâts. Pensez qu’il va falloir revenir au quotidien après la pandémie. Si votre localité a perdu 40% de ses commerces, vous devrez vous déplacer plus loin pour obtenir ce dont vous avez besoin. Je vous demande donc ce qui est préférable.

Je pense que pour certains d’entre nous, mettre la vie sur pause était nécessaire pour renouer avec l’essentiel. Le changement d’attitude et l’acceptation de la situation dépend de votre résilience et de votre volonté à changer votre  »mindset ». Regardez autour de vous. D’une façon, vous êtes le privilégié de quelqu’un. Être privilégié ne s’arrête pas à la fortune matériel accumulée au fil du temps et des efforts mis pour y arriver. Être privilégié, c’est vivre dans une société où j’ai le droit d’écrire cet article, où il ne pleut pas de bombes sur ma tête, où même temps de crise j’aurai toujours quelque chose à me mettre sous la dent, où même en temps de crise j’ai la possibilité de communiquer avec mes proches et de faire de bonnes actions, où j’ai encore le droit de mettre le nez dehors parce que je respecte certaines règles pour ma sécurité et celle des autres. Être privilégié, c’est être capable de penser à demain et de dénoncer certaines inéquités.

À tous ceux qui sont en survivance présentement, mes pensées sont avec vous. À tout ceux qui considèrent qu’on les a abandonnés, je vous envoie du courage. À mon ami jardinier, j’espère que cet article est un baume sur cette longue journée.

Je t’aime et j’espère que les gouvernements entendront votre appel. Oui, on va manger des légumes qui proviendront de plants que vous aurez produits ce printemps, parce que vous êtes essentiels à un Québec sain, autonome et bien nourri.

#monjardinierestessentiel

Je serais curieuse de lire vos solutions! SVP commentez, partagez cet article. On trouvera peut-être ensemble une solution.

Dee.

Un jour à la fois.

Il est de ce monde, des scènes tellement émouvantes que les mots échouent à décrire. Une étoile scintillante, la constellation d’Orion, un mouvement d’entraide, un ruisseau lumineux, le rire haut-perché d’une vieille qu’on affectionne, le gros-colleux du petit dernier, la bouffe de grand-maman, un souper de famille, notre potager en pleine croissance, nos enfants qui nous épatent.

La vie se livre à nous a petits pas, sans flafla. Elle est vraie, elle se compose de tout ce qu’on aime, tout ce qu’on attend, tout ce qui nous rend vulnérable. Elle est merveilleuse et magique. Elle est douce et rude à la fois. Elle est roses et marguerites, pivoines et muguet.

Elle se livre à nous comme on lit notre roman préféré, comme on dévore une série qu’on découvre, comme on embrasse un amant. Tranquillement, avec force et passion, comme un bon feu qui crépite. Elle est délicieuse et sait se faire attendre. Elle est audacieuse et retrousse les filtres un à la fois. Elle devient coquine quand on espère, quand on fume de l’intérieur, quand un mot nous chavire, quand des yeux nous appellent.

Elle est de terre lorsqu’on nous rappelle au cycle et à l’ordre des choses. Lorsque notre hiver est arrivé porté par l’immaculé et qu’il s’allonge sur nos flancs savants, dans notre dernier lit blanc. Il nous rejoint telle la douce neige qui tombe ou tel un blizard qui s’abat par surprise.

Elle est d’air et de lumière lorsqu’on lâche-prise sur notre quotidien terrestre et tout ce qui nous afflige. Comme à l’automne, elle vente sur notre vie pour débarrasser ce qui doit, remettre du mouvement dans nos cheveux et faire frémir cette peau délicate et mortelle qui nous recouvre.

Dans le rêve, on s’en détourne pour embrasser le céleste et danser avec le soleil d’autres galaxies. Mais on y revient toujours car elle est chez soi.

Dans mon quartier, il y a un petit garçon tout rond et tout mignon. Il sourit à qui mieux mieux, d’un sourire figé pour se faire aimer. Il est souvent seul. Je le vois parfois à la fenêtre de sa maison. Il attend ou il regarde dehors. Il ne joue pas, il ne lit pas, il patiente.

Mais qu’est-ce qu’il peut bien attendre?

Ce petit garçon ne comprend pas ce qui lui arrive, il ne comprend pas pourquoi il se sent si seul.
Il n’a aucun frère ou sœur pour le divertir ou pour l’amener dans des histoires magiques qui l’extirperait de son quotidien. Pourtant, ses parents sont bien là.
Il semble qu’ils ne le voient pas. D’ailleurs, on dirait qu’ils ne voient personne. Ils ne discutent pas, ils ne jouent pas, ils ne s’engueulent même pas.
Une fausse harmonie, comme si tout le monde était de trop ici. Un silence à tuer l’amour.

Pendant que papa fini son repas devant la télé après une journée qui s’est étirée et que maman regarde son portable, que fait le garçon invisible? Il s’efface, de plus en plus. Il se dit qu’ils l’aimeraient probablement plus s’il ne les dérangeait pas, s’il se faisait léger et translucide. Mais c’est un petit garçon. Heureusement, il oublie….

Pendant qu’il joue sur le tapis au milieu du salon, il se laisse conquérir par son imagination et dans un élan de spontanéité créative, il invite ses parents à le rejoindre. Il n’a pas souvent la réponse qu’il souhaite, parfois, il n’a pas de réponse du tout. Alors, il se questionne. Pourquoi suis-je moins aimé par mes parents que les autres enfants? Qu’est-ce qui cloche chez moi? Il voit leur refus comme un autre échec. Il se sent coupable de ne pas « être assez » pour ses parents.

Pour se rattraper, il tente de leur faire des surprises. Le résultat est souvent un gâchis. Il se fait réprimander et dire qu’il « est de l’ouvrage », qu’il est « difficile ». Pourtant, son intention de rapprochement est pure. Il est contrarié. Pourquoi ne m’ont-ils pas pris dans leurs bras? Pourquoi ne m’ont-ils pas consolé après m’avoir disputé, même après que j’aie expliqué que je voulais leur faire plaisir?
Si ses propres parents l’abandonnent, son instinct de survie l’amène à tenter l’impossible pour se faire remarquer. Il sait qu’ils le voient quand il attire négativement leur attention. C’est la vrille descendante…

Mais c’est un petit garçon, il pleure puis il oublie… Heureusement, il recommence.

Parfois, ses parents sont tellement exaspérés que leur enfant ne se contienne pas qu’ils ne se retournent pas lorsqu’il les salue à la fenêtre. Quand il voudrait leur faire un câlin, on dirait qu’ils sont effrayés de plonger droit dans ses yeux pour s’apercevoir, voir leur propre reflet. Comme si l’image rendue les obligeait à changer, comme si elle les mettait devant l’évidence de la conséquence catastrophe des choix passés. Ils voient la lumière dans son regard, elle leur rappelle des souvenirs, les éblouit et leur donne la migraine. Ça leur fait tellement mal qu’ils préfèrent éteindre ce petit garçon, comme on le fait avec une lampe. Ils voudraient bien « tirer la plugg »…

Peut-être que ce petit garçon tout rond et tout mignon, cette grosse boule d’amour ambulante et collante, ne fait que leur rappeler douloureusement un moment de leur vie qui a disparu. Donc, ils le rejettent?

M’imaginer que j’ai raison me projette dans une telle furie! J’aurais envie de leur crier dessus, de brasser l’air et d’en faire une tornade qui les pourchasserait! Ils peuvent l’ignorer autant qu’ils veulent, il est toujours là. Il est là à les aimer de tout son cœur et à attendre qu’ils lui ouvrent leurs bras.
Vous, qui manquez d’amour pour vous-mêmes et pour les autres, il y a quelqu’un qui vous pardonne tout, vous donne une millième chance, allez-vous réellement l’anéantir? Pourquoi ne pas lui ouvrir pleinement votre cœur? Pourquoi ne pas vous donner cette chance de vivre d’amour? Quelle absurdité, enfin!

Il sera difficile de rattraper ce manque cruel de tendresse et cette incohérence.

Combien cela est-il incohérent de se faire rejeter par ceux qui vous ont mis au monde? J’imagine la solitude et l’impuissance qui pèsent sur cet enfant. La culpabilité s’apprend, vous en savez quelque chose. Comment rectifier le tir? Encore faut-il être conscient de soi-même et de nos sentiments pour apprivoiser ses craintes, en prendre la responsabilité et relever la tête pour croiser les autres cœurs sur la route.

On dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Ainsi, je fais ma toute petite part. Au parc, je le regarde dans les yeux et le salue au passage. Je lui souris et j’insiste pour qu’il comprenne que je le vois. Je l’invite à me retourner mes « bye-bye » quand je passe près de lui. Je l’incite à jouer avec mon fils et je lui dis aurevoir quand je pars. Autant de simples gestes qui changent de se faire laisser de côté.
Quand je pense à ses parents, il me vient l’envie de les ignorer et je l’ai fait. Pour me rendre compte qu’ils réagissent absolument de la même façon que leur petit garçon tout mignon, tout rond. Alors, j’imagine que je comprends.

Cette histoire me touche beaucoup et me donne envie de faire le maximum pour que mon petit se développe avec assurance et confiance en lui-même, en ses parents, les humains, les animaux et la vie en général. Elle me motive à demeurer vigilante dans ce que je dégage, ce que je donne et de quelle façon et à demeurer en formation continue de ma vie.

Merci.

Je considère comme ma famille, toutes ces personnes qui sont encore présentes aujourd’hui ou qui n’ont été que de passage mais qui ont eu un rôle significatif dans mon développement. Ces gens entièrement présents de cœur et d’esprit, qui possédaient le souci de transmettre leur amour, leurs valeurs, leurs idées un peu saugrenues, leur grain de folie, leur goût pour l’art et pour la vie. Je sais que la Vie n’offre pas le même départ à tout le monde. Ils me permettent de m’appuyer sur mes souvenirs et d’aller puiser l’amour dont j’ai besoin pour avancer.

Je ne te souhaite que du bonheur. À toi, la petite lumière dans la nuit.

À ce petit garçon tout mignon, tout rond qui deviendra grand, je te souhaite de bien choisir ta route, de bien t’entourer de personnes qui te veulent du bien, d’expérimenter consciemment la vie et de l’ancrer dans ton corps. Je te souhaite de sublimer ce manque de tendresse dont tu as souffert en compassion. La terre en a manqué cruellement, comme tu as manqué d’affection.
Je souhaite aussi que tu saches que ceux mis à plus rude épreuve, peuvent devenir des sources d’inspiration incroyables quand ils comprennent qu’ils font une différence pour eux-mêmes et que la puissance émane de l’intérieur.

Je ne peux ignorer cet enfant qui n’a pas choisi de grandir dans un contexte aussi pauvre en échanges humains, en communication d’ouverture et d’amour sans condition. Je partage ce récit aujourd’hui parce que je crois sincèrement qu’une prise de conscience peut tout changer. J’ai été élevée pour dire la vérité et l’apprécier même quand elle s’abattait sur moi comme une tonne de briques. À ces parents qui sont dérangés par leurs enfants, à ces parents qui préfèrent leurs téléphones intelligents alors qu’ils peuvent passer du temps avec leurs enfants et à nous tous qui ne prenons pas suffisamment de temps pour ceux que l’on aime, je nous dédie ce récit.

Les joies de la maternité ? Elles sont nombreuses ! Rassurez-vous, je ne suis pas ici pour vous combler de bonheur par association en vous faisant la liste de tous ces petites choses qui font que les parents s’émerveillent chaque jour.  Remarquez, on s’énerve aussi.

Avoir des enfants c’est merveilleux (Ah ? Je l’ai déjà dit ? Sûre ? Oui, bon…). Ok, mais ne perdons pas de vue que nous reviendrons éventuellement à la routine calèche-boulot–insomnie. Cette année de miel va inévitablement se terminer.

Pour la petite histoire et pour ceux qui se joignent à nous, c’est mon deuxième enfant et donc deuxième retour au travail. Le fait de savoir à quoi m’attendre m’a aidée un peu. Je n’ai pas trop pleuré cette fois-ci. Je découvre cependant que la maternité m’habite désormais 2 fois plus et que j’attends de l’univers qu’il me donne le moyen de retourner auprès de mes enfants le plus tôt possible, chaque jour.

J’aimerais avoir un emploi qui me permette de les garder avec moi une majeure partie de la semaine, mais est-ce que c’est réaliste tant qu’ils sont totalement dépendants? Je n’en suis pas certaine. Si vous avez une solution, svp, inondez-moi de vos commentaires que je puisse faire des changements à ma situation. Note à mon employeur actuel : je ne quitterai pas à court terme, je n’en ai pas les moyens. Inutile de vous inquiéter. 😉

En attendant, je vais profiter de mes temps de pause ou de dîner pour me libérer de mes émotions et retourner la situation en quelque chose qui va m’apporter plus que des soupirs. Alors, pour une conversion tout en positif et pour aider d’autres parents qui vont inévitablement passer par là, laissez-moi vous partager quelques trucs.

Les 5 meilleurs trucs et astuces pour un retour au travail plus en douceur

Partagez vos inquiétudes et vos difficultés avec Kekun

Kekun est ben fin parce qu’il est toujours là. C’est celui qu’on choisi dans l’urgence, celui qui nous écoute brailler comme un veau ou rire tellement qu’on en morve.  Tu dois aller voir Kekun pour extériorisez ce que ça TE fait vivre. SANS CULPABILISER. Ça se peut que tu le vives super bien ton retour au travail et que tu frémisses de joie en pensant à chaque dîner chaud que tu savoureras sans interruption. Il n’y a pas à avoir honte d’embrasser son retour au travail. Si, au contraire, tu brailles chaque matin en déposant les enfants à la garderie ; c’est correct aussi. Partager avec Kekun va t’aider à te remettre à respirer, à mettre de l’humour dans la situation pis peut-être d’entendre des trucs qui vont t’inspirer ou te révolter: but recherché atteint ! Tu as changé de « mood ».

Autre point positif, certaine personne vont peut-être pousser l’audace jusqu’à te dire quoi faire, te proposeront peut-être des échanges de services ou montreront un intérêt à t’aider. Un conseil: écoute sélective et vraie. Prends ce qui fait ton affaire mais ouvre quand même tes oreilles à ce qui est vrai (même si c’est dur ou que ça t’écorche au passage). T’es plus fort(e) que ça, t’es un parent.

Entendez-vous avec votre partenaire de vie sur le déroulement des journées

Ici, JE ne suis clairement pas du matin.

Moi. Avant mon café du matin.

Mon partenaire s’occupe des enfants le matin, ce qui me permet d’être au travail très tôt et de prendre les enfants de bonne heure après leur sieste. Ça me donne un sentiment de liberté. De son côté, le plus souvent, il arrivera quand le souper sera prêt et la routine du bain presque achevée. Gagnant- gagnant.

Tu es monoparental ? Peut-être que quelqu’un dans ton entourage pourrait te donner une petite pause dans ta semaine ? Tu sais, aller chercher les enfants et entamer la routine du soir avec eux. Retour au Truc numéro 1. Si tu ne parles pas de ce que tu vis, personne ne peut t’aider ou te proposer de solution.

Prévoir la journée du lendemain

Tellement cliché mais tellement vrai ! Essaie d’aller vite pour faire un pâté chinois avec un bloc de bœuf haché congelé et des patates germées ! Essaie d’arriver à l’heure à la garderie quand ton bébé s’est réveillé toute la nuit, qu’il ne reste plus de lait pour déjeuner et que les bas son tous au lavage. Il faut apprendre à inclure dans les routines du soir Ton TO DO liste pour le lendemain :

  • Lunchs (pour les parents aussi !)
  • Linge pour TOUT le monde (ça inclue toi aussi le parent)
  • Accessoires pour activités prévues à la garderie
  • Purée (si encore nécessaires)
  • Tout ce que la garderie a mis sur ta liste
  • Écrire ta liste de tout ce que tu dois aller chercher pendant la journée ou après le travail.
    • Oui, parce qu’une maman de deux enfants, travailleur à temps plein, ne doit jamais manquer ni de cache-cerne ni de mascara.
  • Calendrier (est-ce qu’on a des rendez-vous, demain ?)

N’hésite pas à ajouter quelque chose que j’aurais oublié en écrivant un commentaire !

Planifier un temps pour souffler

Une autre raison qui peut forcer de la joie dans ton cœur de mère obligée de retourner travailler c’est que tu as peut-être des espaces au travail pour faire quelque chose que tu aimes et que tu n’as pas le temps de faire à la maison. Peut-être que ton entreprise offre un gym aux employés?

Peut-être que tu as une pause de 15 minutes dans ta journée qui te permet de commencer la lecture d’un livre que tu as envie de lire depuis longtemps. Peut-être aussi que tu as besoin de prendre l’air et que de sortir dehors pour marcher. Parfois, on peut combiner marcher ET faire des courses (astuce numéro 3).

Tu DOIS trouver un moment dans ta journée pour prendre conscience de ton corps, de ta respiration et de ta personne. Tu t’es beaucoup donné(e) à ta famille dernièrement. C’est le moment de réécouter ta voix intérieure qui te rappelle ce que tu aimes faire et qui tu es d’autre qu’un parent. Personnellement, je décompresse surtout en allant marcher ou en écoutant de la musique « au bout » dans l’auto et en chantant (hurlant) en revenant du travail.

Prendre un 15 minutes dehors avec les enfants au moment du retour.

Dernier truc mais non le moindre. Tu viens d’aller les chercher à la garderie, ils sont normalement habillés pour affronter la température. Fais donc un détour par le parc ou reste dehors à la maison pour jouer un petit 15. Ça empêche de passer d’un stress à l’autre sans s’arrêter. Ça montre à ton enfant qu’il est ta priorité parce que la première chose que tu fais en allant le chercher c’est de jouer avec lui. Même si ce n’est pas long. Même s’il voudrait rentrer et écouter la télé. Même si t’es crevée et que tu vois juste tout ce qu’il y a à faire en rentrant. Tu en as de besoin et ton ti-pet aussi. Rassure-toi, le 15 minutes passé ici va t’en faire sauver minimum autant dans la soirée. Ton mini va être plus relax, plus satisfait et plus en confiance. Tes messages vont mieux passer parce que tu auras su être à l’écoute. Surtout si ton cell est demeuré dans tes poches pendant ce 15 minutes-là. Je dis ça, je ne dis rien….

J’aimerais t’entendre sur les trucs qui t’aident ou t’ont aidé à faire la transition entre le congé et le retour au travail.

C’est ma première semaine et je vais prendre toute l’aide que tu pourras me donner.

Nous sommes des parents. Nous restons positifs et nous nous entraidons. (nouveau mantrat à adopter si tu veux.)

Cette semaine, j’ai revampé un article que j’avais publié pour cette même semaine en 2018. Je ne sais pas si t’es au courant mais au Québec, on est des champions du suicide. Pour une fois, être un champion n’est pas une fierté.

J’ai manqué le bateau pour la semaine nationale de la prévention du suicide (2 au 8 fév. 2020), mais c’est trop important pour que je garde l’article pour l’an prochain. Mettons que ça devient le mois de la prévention, ok? Alors, je t’invite à partager cet article parce que j’y donne des références et parce que je pense aborder le sujet différemment. En effet, je voulais que ça résonne pour les moins de 25 ans. Il y a un beau bouton qui te permet de faire cela, tout en bas du texte.

Pars pas comme ça. Sans un son, sans un bruit, sans une tentative ultime de crier à l’aide.

Je ne te connais pas, mais je prends quelques minutes pour t’écrire parce que je sais combien la vie te pèse en ce moment.  Ou peut-être que je te connais et qu’on en a jamais parlé.  Dans un cas comme dans l’autre, stp, j’aimerais que tu restes encore un petit peu.

Qu’est-ce qu’il y a, hein? Tu te trouves poche, ta blonde t’a laissé, t’a perdu ta job, tu bois, tu joues, t’es fou? Sais-tu au moins pourquoi tu veux faire ça? Est-ce que tu penses que tu as fait trop mal à quelqu’un pour mériter de vivre? Je ne sais pas, raconte-moi. Mettons, qu’on regarde le scénario catastrophe (tu es déjà prêt à mourir). Qu’est-ce que ça va te coûter d’en parler à quelqu’un? Tu penses que tu vas avoir trop honte, que la personne va tellement être enragée qu’elle va vouloir… te tuer? ou pire… elle ne saura pas quoi faire. Et là, tu vas avoir éteint la dernière lumière sur le chemin. Attends encore un peu.

Tu l’as probablement refoulé, tu préfères peut-être l’ignorer en ce moment parce que ta vie te mène ça dure mais; TU COMPTES POUR QUELQU’UN QUELQUE PART. Je te le dis avec conviction. Y’a quelqu’un, quelque part, qui voudrait bien avoir de tes nouvelles, qui voudrait que vous vous expliquiez, qui voudrait régler votre chicane ou qui se soucie beaucoup de ce que tu deviens.
Si tu penses que je me trompe, ose me dire ouvertement que tu ne comptes plus pour personne, plus assez pour rester.  Ose me crier dessus que je ne comprends jamais rien, que je suis aveugle, que je suis une une petite crisse d’égoïste qui parle juste d’elle ou ose pleurer en me disant que plus rien ne va.  Alerte-moi, svp.
Je ne peux absolument pas deviner que tu t’en vas là.  Je m’en voudrai longtemps de ne pas avoir vraiment posé la question : « Comment vas-tu? » et d’avoir réellement attendu que tu me répondes. Peut-être aussi je t’en voudrai à mort de ne pas m’avoir fait assez confiance pour m’en parler. Pis tu sais quoi? Je vais devoir vivre avec ça parce que tu ne seras plus là pour que je puisse te bouder ou te raccrocher au nez parce que je suis en maudit.
Tu es responsable de ta vie (ben oui!), mais pas nécessairement de tout ce qui te tombe dessus.  Je sais que tu penses avoir tout essayé mais, tsé, comme le dit le dicton « Deux têtes valent mieux qu’une ». C’est vrai en titi.  Si tu ne me dis pas que ça ne va pas, que ça revient tout le temps, que tu as des pensées noires, que tu as commencé de penser à ce qui pourrait ne pas trop te faire peur pour t’en aller loin d’ici, que tu as une date d’exécution… que tu as une « date » avec la mort; peut-être que j’ai rien remarqué pis que j’ai arrêté mon diagnostique à MAUVAISE PASSE. Peut-être aussi que ça ne paraît pas pentoute.

Quand on est pris dans cette spirale-là, c’est important de savoir qu’on ne voit plus clair et que notre corps ne travaille plus pour nous autres. Il y a toute une question d’échanges d’hormones au cerveau qui ne se font plus comme il faut. C’est pour ça qu’il faut que t’en parles à quelqu’un qui a les idées claires. On s’en fout presque d’à qui tu parles. En autant qu’il est assez réveillé pour t’amener voir ton doc, un psy ou un travailleur communautaire qui va savoir comment t’aider.

Fais un drame, parce que c’est est un! Il faut qu’on comprenne que t’as atteint ta limite, que tu capotes, que tu ne sais plus quoi faire. Le fait que tu veuilles t’enlever la vie, c’est triste à mort pis ça ne devrait pas arriver.
Disons que cela représente comment tu peux te sentir en ce moment.

Imagine maintenant que nous soyons 2, 4, 10 ou 1000 personnes à tirer sur cette corde.  Vois-tu où je veux en venir?  Ça allège, hein? Parler va avoir le même effet.  Tout dépend de combien ta roche est grosse à retenir pis à trainer, il va falloir que tu en parles 2, 4, 10 ou mille fois.  Il va falloir que tu t’accroches parce que tu si tu lâches la corde pis que tu t’en vas, ton départ va écrabouiller ceux pour qui tu comptes. Tu ne le sauras jamais, mais ils vont être en mille miettes, ils ne comprendront pas.

Le temps d’en parler

Cette semaine c’est la semaine de la prévention du suicide, j’ai pensé que c’était un bon moment pour t’en parler.  Tsé quoi, par exemple, n’importe quelle semaine de l’année va faire l’affaire. 

Pour ceux qui restent

On va aussi pouvoir t’aider si tu es quelqu’un qui survit au suicide d’un être cher. Pour ceux qui ne se sentent pas concernés, il faut simplement que vous sachiez que le suicide n’est pas un taboo et qu’il est 2,4,10 ou mille fois mieux de poser des questions directes sur les intentions de quelqu’un que de le laisser repartir sans avoir abordé le sujet.
Prévention suicide #ensemblecontrelesuicide #suicideawareness #suicideprevention

Aujourd’hui, dans la série d’articles J’AIME MON COIN DE PAYS, j’ai envie de te parler d’une expérience qui m’a remise sur la track, comme on dit. J’étais en congé de maternité et il me manquait quelque chose. J’avais ce vide au fond de moi qui ne pouvait pas être comblé par le seul fait d’être mère. J’ai presque honte de l’avouer. J’étais en manque de voir du monde, de rire fort avec des adultes et de me dépenser. Il fallait que je trouve un moyen qui me permette de sortir d’un tourbillon négatif créé par le manque de sommeil, les hormones et le fait d’être coupée du reste du monde. J’ai pensé à mon bucket list:

  • travailler dans un resto;
  • voyager;
  • créer mon entreprise;
  • retourner aux études;

L’heureux adon… adonna.

La garderie qui s’occuperait à temps plein de mon deuxième enfant, lors de mon retour au travail, avait libéré une place qu’il fallait obligatoirement occuper. Ça a instantanément réglé mon conflit de culpabilité. Je me suis dit: Envoye, go ma chère, t’as quelques mois à occuper! J’ai donné quelques CV dans des restos populaires, sans succès. Puis la belle Cindy m’a parlé de quelqu’un qui venait de reprendre le Café en ville et qui cherchait quelqu’un pour combler deux midis par semaine. Génial! Alors, qui veut d’une fonctionnaire, à l’aube de la 40aine qui fait plus 35 ans que 25 ans (il faut se le dire) et qui n’a pas d’expérience récente en restauration? Personne? Personne sauf:

Rosalie

Rosalie du Rose Barista Café (clique sur son nom pour la voir en action). J’ai fait une journée d’essai. Elle m’a dit: Je suis satisfaite. Moi, j’avais chaud et j’étais énarfée comme une fille à sa première job! Alors, j’ai récidivé. Je suis rentrée chaque fois qu’elle a eu besoin de moi, pendant quelques mois. J’ai appris les trucs de base, j’ai servi des clients à la caisse et j’ai fait des cafés.

Veux-tu un bon café?

Combien de fois as-tu entendu ça, dans ta vie? Des tonnes.

Qui le demande? Des parents, des amis, du monde qu’on aime. Servir du café, c’est comme mettre un plaster sur la mauvaise journée de quelqu’un. C’est comme donner un flocon de joie, une bille de rire, un morceau de soleil. C’est naturel. Ça vient avec.

Travailler là m’a remis les valeurs à la bonne place. J’ai revisité le principe que la plupart travaille dur pour gagner son salaire. Tu vas me dire que je suis fonctionnaire? Oui… bon, c’est un autre débat. Câline, j’étais de bonne humeur, là…

On travaille fort dans le rush du midi. Desfois, Rosalie et moi on a même pas le temps d’avoir un contact visuel pendant plus d’une heure, parce qu’on est dans le jus. Il y a du monde jusqu’à la porte, ça attend à la caisse, il faut faire les cafés, la vaisselle s’accumule, les take outs doivent sortir, etc. J’entends Rosalie qui se parle toute seule pour rester concentrée. Malgré tout ça, l’important c’est le client. Rosalie donne son 110% sur chacune des assiettes qui sortent. Je sers chacun avec le sourire. Chaque personne qui entre a choisi ce Café pour venir collecter son petit sucré, son plat exotique, son brin de chaleur. Alors, j’honore ça pis je vais lui donner.

C’est gratifiant d’être témoin de la vie des gens, 5 minutes à la fois. C’est comme un soap, je ne me tanne pas. Il y a ceux qui entrent et sortent en coup de vent, ceux qui sont tellement discrets qu’on ne les a pas entendus rentrer, les richs and famous and glamourous, ceux qui s’installent pour passer un moment dans un oasis et ceux qui s’installent parce qu’ils veulent rester un peu et profiter de notre présence. Je dis notre, mais c’est Rosalie qu’ils viennent voir.

Au Rose Barista Café du mardi au vendredi, sur l’heure du dîner.

Elle les connais bien, elle les aimes de tout son cœur, elle s’inquiète même pour eux s’ils s’absentent trop longtemps. Elle se rappelle des spécificités de chacun des habitués. Elle les traite comme de la famille. Elle leur fait des petits caprices parce que ça lui fait autant plaisir qu’à eux.

Au final

Je pensais m’être trouvé un job, un divertissement, mais j’ai rencontré une amie. Une amie touchante et ouverte. Une personne généreuse, qui veut que tu apprennes, qui blague, qui parle fort avec une sincérité désarmante. Je l’ai aimée tout de suite. Petite, mignonne comme tout, l’oeil vif, le sourire en coin et un vocabulaire… coloré et imagé. 😉 Dès les premières journées, on a parlé comme si on se connaissait depuis toujours. Rosalie a quelque chose qui n’est pas donné à tout le monde, elle sait écouter. Ça fait de sérieuses, belles et mouvementées conversations.

Et puis, c’est tout un chef. Elle a fait ses classes, elle a ensuite travaillé dans de beaux restos à Montréal et dans la région. Son expertise lui permet d’offrir à sa clientèle des produits faits maison qui sortent complètement de ce que l’on trouve dans le secteur.

Je passe sous silence des bons moments avec d’autres membres de l’équipe, mais je ne les oublient pas. Toute l’expérience m’a redonné le goût du public et l’énergie que ça apporte! Même, le goût de m’impliquer dans ma communauté. Voici une photo pleine de joie de vivre. Votre humble bloggeuse à droite, qui participe à la tournée de promotion de Nez Rouge avec le Rose Barista Café.

Tout ça pour vous dire de ne pas hésiter une seconde. Si vous pensez qu’un loisir, qu’une sortie, qu’un job, un voyage, n’importe quoi; si vous l’avez en tête, ce n’est pas un hasard. Il y a quelque chose à aller y chercher et/ou y donner. Il y a une expérience qui s’y cache pour grandir.

Pas un hasard

Foncez. La vie est trop courte pour rester dans sa croûte de malheur (c’est dégeu pis ça pue! hahaha).

Dee qui vous souhaite une année d’actions et de dénouements positifs et de passer par Louiseville pour rendre visite à cette entrepreneure jeune et dynamique.

Bravo Rosalie. xxx

Depuis quelques mois, j’élabore un plan machiavélique pour me débarrasser de mon vieux blender que je veux remplacer par un plus jeune. Vous savez, zéro déchet et tout ça.

Ce qui suit constitue une leçon à retenir par rapport au pouvoir de manifestation. Il faut visualiser, être assidu, fournir un effort soutenu; jusqu’à ce qu’un jour, TADAM! Souhait exaucé 😉

Merci mon vieux (blender)

J’avoue que j’ai visualisé sa mort plusieurs fois dans les dernières semaines. Pour être honnête, chaque fois que j’ouvrais l’armoire des chaudrons. Vous savez, celle qu’on ouvre chaque fois que les mioches sonnent le déjeuner, le dîner ou le souper. Celle qu’on ouvre encore pour ranger. On l’ouvre très souvent. Très, très souvent.

Avec les enfants, les purées, la mode des smoothies, les potages, les tentatives de mélanges à crêpes, les cafés glacés et les margueritas pour survivre… mon mixeur aurait pu faire un film. Mais non.

Je n’ai pas su l’apprécier (mon vieux blender)

Avec son peu de wattage, il avait de la misère à me turner on et puis il était mou. Il peinait à casser la glace nécessaire à mes petites envies de sucré (jour ou nuit, je suis insatiable). Il avait changé d’attitude. Même si j’avais le chic pour enfoncer le bon bouton et le foutre en rogne, il n’accélérait plus, il avait changé de voix, Il était devenu sifflant-silant. Il lirait et m’exaspérait. Alors, je l’ai poussé à bout.

C’est en tentant une dernière fois de briser cette glace que la mort est venue le broyer. Il a crié, roté une pièce, baisser en puissance jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Il a quand même fini mon drink… que j’ai bu pour célébrer sa mort.

Je fais le serment d’honorer mon prochain blender plus jeune, plus costaud et plus vigoureux!

Les « Pourquoi? »

Malgré l’approche de la 40aine, je conserve un côté enfant qui souhaite que la magie existe bien en ce monde. Au plus profond de moi, j’avoue faire le vœu qu’elle ne soit pas que coïncidences ou en lien direct avec notre capacité de nous émerveiller. Je veux des dragons, des farfadets, tout ça.

La petite histoire de la série des « Pourquoi? »

Bien que mon petit de garçon de presque trois ans commence à fabuler et à raconter des histoires divertissantes, il pose aussi un nombre croissant de questions. Même si j’en suis étourdie, je me force à me pencher sur des questions sérieuses comme:

  • Pourquoi les chats courent?
  • Pourquoi est ce que je regarde dehors quand je conduis?
  • Pourquoi ça?
  • Pourquoi qui?
  • Pourquoi, pourquoi?
  • Maman?

Je réponds avec beaucoup de créativité et parfois même avec poésie à ces questions fondamentales. Je me dis que le nombre de questions m’autorise à la dérision et aux réponses empreintes de magie. C’est quand même mieux qu’un « parce que » bien sec. Jugez-moi tant que vous voulez, un grain de folie n’a jamais tué personne. Et qui n’a pas connu la ténacité d’un trois ans à obtenir des réponses satisfaisantes, ne pourra « juste pas » comprendre.

Mise en garde: La question suivante revient périodiquement, c’est-à-dire, soir après soir.

  • Maman? Pourquoi il fait noir?
  • Parce que c’est le soir, mon coeur.
  • Pourquoi c’est le soir?
  • Parce que le soleil s’est couché.
  • Ah… Pourquoi?

Tu vois mon coeur, ça fonctionne comme ça. D’abord, le soleil se lève le matin parce qu’il est amoureux des oiseaux. Il aime les regarder et les écouter chanter. Les oiseaux ne chantent pas quand il fait nuit. Alors, le soleil brille dans la journée pour que les oiseaux lui fassent des parades, chantent et voguent sur les courant d’airs chauds. Ensuite, quand le soleil est fatigué d’avoir créé la lumière toute la journée, il part dormir. Il cède sa place à la Lune.

La lune accepte de remplacer le soleil parce qu’elle est amoureuse des étoiles. Elle sait qu’elle ne peut pas les voir beaucoup pendant la journée, à cause du soleil qui brille trop fort. Elle sort donc la nuit, tamise sa lumière et permet aux étoiles, qu’elle aime tant, de briller de mille feux.

Tu seras surpris d’apprendre qu’il y a des nuits où des milliers d’étoiles effectuent des plongeons en laissant des traînées lumineuses derrière elles. Elles filent à toute allure pour rattraper le temps et transformer les adultes en enfants. Elles adorent faire rêver les humains qui les voient. Elles partagent leurs rêves secrets.

Parfois la nuit, les aurores boréales débarquent pour donner un spectacle. C’est toujours une surprise. Magnifiques et insaisissables, elles prennent d’assaut le ciel en s’ondulant telles des sirènes aux longs cheveux et à la queue de poisson; translucides et incandescentes. Comme un chant de sirène, leurs lumières hypnotisent et nous gardent dans un étant d’enchantement.

Voilà, mon coeur. C’est un peu tout cela qui se passe avec le jour, la nuit, les étoiles et tout ça. Viens, on va jouer dehors.

Pourquoi?

(soupir d’étonnement et sourire en coin)

Si ce récit vous a plu, n’hésitez pas à le partager ou à commenter avec un thème de Pourquoi? que vous aimeriez voir expliqué ici.

L’automne qui pointe son nez, la nature qui prépare ces plus beaux arrangements; c’est la saison du vent, c’est la saison des changements d’énergies.

On troc la fébrilité et l’excitation des vacances et de la chaleur pour les préparatifs à l’hibernation.

On ferme la piscine. On range les chaises longues et on fait la dernière tonte du gazon.

On cuisine, on popote, on prépare à l’avance. On cherche le réconfort dans la bouffe, le thé, les feux de foyer et les draps de flanellette.

Dehors, ça sent la neige. On sait que l’hiver appelle à devenir la prochaine saison. On sait qu’il est long et rigoureux, mais comment l’éviter?

Mise en garde: La gratitude peut conduire à un comportement qui créé du positivisme dans votre vie. Peut entraîner le sourire et être contagieux.

Dans le désordre:

  • Ce qui m’a rendue fière aujourd’hui.
  • Jardiner, jouer dans la terre et les fleurs.
  • Ce qui m’a fait rire aujourd’hui.
  • Les paillettes, le rose, les coeurs en chocolat.
  • La mer.
  • Un banc de parc juste bien placé sous un arbre.
  • Ce qui me fait rêver (rêver n’est pas donné à tout le monde, si vous en êtes capable, vous devriez être reconnaissant).
  • Un projet pour lequel je prends des actions concrètes et toutes ses petites avancées, aussi petites soient-elles.
  • Un animal que j’aime.
  • Un sourire qui m’a été rendu.
  • Une action gentille et désintéressée que j’ai posée.
  • Le chocolat.
  • Quelque chose que j’ai réussi à réparer, opérer, expliquer tout seul.
  • Le fait que je sois en sécurité.
  • Le fait que j’aie un toit.
  • Le fait que je sois capable de manger à ma faim.
  • Rencontrer quelqu’un par hasard.
  • Le fait que je sois sobre si c’est un combat pour moi.
  • Le fait que mes parents m’aiment ou qu’ils m’aient légué de belles valeurs.
  • Les petits doigts de mes enfants qui grouillent quand on se tient les mains.
  • Le vent sur mon visage et dans mes cheveux.
  • Le rire d’un collègue quand j’ai raconté quelque chose pour lui remonter le moral.
  • Le fait que je sois en mesure de donner au suivant.
  • La musique.
  • Le fait que je sois en mesure de me déplacer.
  • Le fait d’être en santé ou, si ce n’est pas le cas, le fait que je sois en mesure de me soigner.
  • Mes amis.
  • Ma famille.
  • Voyager.
  • Mes enfants.
  • L’amour.
  • Un commentaire sur mon blogue ou un partage de mon article. 🙂
  • Ma créativité.
  • Le chocolat et les frites
  • Un peu beaucoup, passionnément, à l’infini…

Quelques ajouts:

  • le chant des oiseaux par un beau matin ensoleillé
  • ma maison, chaude et douillette, quand il fait froid dehors
  • les premières fleurs du printemps
  • un bon repas au resto
  • une tasse de thé
  • faire la grasse matinée
  • Regarder le vol d’un papillon
  • Tout ce qui a rapport à la nature animaux,oiseaux, chant des crickets, la lune, le soleil, les étoiles, les arbres et leurs couleurs d’automne etc. C’est à l’infini.
  • Passer du temps avec un ou une ami(e).

Aidez-moi à ajouter à cette liste

SVP, pour le bénéfice de tous les lecteurs. Faites-moi plaisir et commentez cet article avec quelque chose pour laquelle vous êtes reconnaissant. Je vais l’ajouter à cette liste ci-haut avec plaisir.

Merci de tout coeur.

Dee.

On grandit tous. De l’intérieur, de l’extérieur, on change tous. On passe des phases ou on a plus de dents, plus de cheveux, des étoiles dans les yeux, des varices, des craques dans le cerveau, des petits trous dans le coeur, le torse bombé de fierté, des descentes de vessie, des rides de bonheur sur nos paupières et des cascades sur nos genoux.

Pour se garder une petite intimité on s’habille, on se couvre.

On porte nos vêtements de vie.

Trop petits, trop grands, troués, élimés, usés, avec les couleurs qu’il y avait parce qu’on les a acheté usagés ou qu’on les a empruntés, souples et confortables ou beaux avec ces paillettes qui nous faisaient envie depuis longtemps.

Desfois, on ne porte pas les vêtements de saisons, alors on a trop chaud ou trop froid. C’est pas pour dire, on essaie de s’adapter au climat, mais ça ne fonctionne pas. On est pas en phase avec la Vie, on est dans la lune, on est loin de soi. On se demande ce qui cloche, sans remarquer que la Vie a passé quelques saisons.

«Pourtant, messemble qu’il me va bien ce linge-là?» Peut-être que oui, mais t’as oublié de regarder autour. Le soleil, la neige, la plage, la montagne, le vent, la pluie, l’ironie. Tu peux être authentique, il y a plusieurs façons de l’être. C’est pas vrai qu’il y a juste les jeans qui te font bien. Faut essayer autre chose. Quelque chose de saison. Tu peux être toi-même aussi dans quelque chose que t’es bien dedans, mais qui fait différent, qui sort de ta zone de confort.

L’habit ne fait pas le moine

Parfois on emprunte ses vêtements à quelqu’un qui ne fait pas notre taille. Aussi, on peut s’obstiner à remettre quelque chose qui traîne depuis 10 ans dans le placard. Le résultat est similaire. Ça nous rend pathétique et nous donne l’air ridicule. On devient une caricature, un personnage. Le bas de la bédaine à l’air, un chandail tellement grand qu’on dirait qu’on a perdu la course de sac a patates, ou tellement plein de trous qu’on dirait qu’on a laissé échapper notre bonheur. C’est tellement absurde que les gens n’osent plus nous regarder. Ils ressentent un malaise, à cause du costume.

Faut y aller de son temps, ma vieille! De mettre ton «suit» d’ado quand vient le temps de «mettre tes culottes» d’adulte pour prendre des décisions ou avoir une vrai conversation…ça ne passe plus le «dress code» nulle part.

C’est aussi un peu le problème quand les parents veulent habiller les enfants d’une famille avec le linge du premier né. « C’t’encore bon! Pis notre plus vieux est devenu une bonne personne avec du succès! » Oui, desfois on peut passer un beau morceau de l’un à l’autre. Mais, règle générale, les différences subsistent et nécessitent un peu de modifications sur mesure.

Sur mesure

Le bonheur, c’est quand tu tombes dans ton ensemble parfait, celui qui est « confo», celui qui est de la bonne couleur, celui qui est flatteur sur tes courbes ou ton absence de courbes; ça se sent instantanément. Ton corps se détend, tu réapprends à t’apprécier, tu ne ressens pas le syndrome de l’imposteur. T’as envie de sortir pour te montrer.

Du fait sur mesure, ça coûte plus cher, ça demande de la patience, il faut faire des choix et des agencements. Ça arrive qu’il faille reprendre le vêtement à cause d’une mauvaise mesure. Au final, ta tenue fera envie, ta posture sera complimentée et ton expérience de la Vie sera plus agréable et vraie. Tu pourras mettre ton attention sur ce qui est important sans être distrait parce que tu as l’air parce que là, ça, t’es confortable avec!

P.S: Sortir du garde-robe.

Je ne pouvais pas, ne pas en parler.

Sortir du garde-robe, à mon sens, n’est pas réservé à un type d’individu en particulier. Bien sûr, la communauté gai/lesbiennes/trans s’approprie presque le monopole de l’expression. J’ai presque eu peur d’écrire ce qui précède. Je vais peut-être me faire traiter de noms… qu’à cela ne tienne, je n’aime pas les monopoles!

Je pense que l’analogie plus haut exprime bien ce que je ressens. Sortir du garde-robe, pour moi, ça veut dire assumer ce que nous sommes et qui nous sommes. Ça veut dire s’assumer en public et dire ce que l’on pense. Ça veut dire, trouver sa place. Qu’elle soit à gauche, à droite, en haut, en bas, en marge ou drette au milieu et d’en tirer le meilleur parti pour soi et pour sa communauté. On a tous besoin de quelque chose, mais il y aura toujours quelqu’un qui aura besoin de nous pour ce que l’on est.

J’ai brûlé mon bâillon

Avec lui mes vêtements noirs

J’ai remis des rubans dans mes cheveux et du vent sur mon visage

Il a chassé mes nuages

J’ai mis de l’ordre et j’ai fait mon lit

Je suis partie redresser l’horizon

Un peu à tâtons

Et, d’une caresse de la main, j’ai calmé la mer

J’ai repeint ma chambre en pétales de fleurs

Afin de m’envelopper de douceur, de couleur et de féminité

Et parce que leurs rires m’avaient manqué

J’ai fait mon lit sur une plage

J’ai bu du soleil et du sel sur ma peau

J’ai fredonné la lune et le ressac, jusqu’à plus soif

J’ai pris quelques crins de cheval pour nouer ensemble les barreaux de ma cage et en faire une échelle de corde

Et monter jusqu’à moi

Je me suis regardée et j’ai souri

Je me suis bercée et j’ai compris

Je me suis réconciliée

Et j’ai continué ma vie

Je veux dire merci au gars qui m’a fait rire aujourd’hui. Je ne sais pas qui tu es. C’est alors que je conduisais, bien concentrée sur des pensées pas super positives, que tu m’as dépassée. T’avais un bonhomme qui montre ses fesses de collé dans la vitre du passager arrière. Tu l’as activé, le bonhomme m’a fait un moon, j’ai pouffé de rire, t’as continué ton chemin, j’ai pris ma sortie d’autoroutre… t’as changé mon mindset pis t’as fait ma journée.

Merci.